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Écrit en 2012 - français

Présentation

La danse nous relie avec les absents. Fort de cette conviction, DeLaVallet Bidiefono traite les corps et les voix comme des canaux vers un au-delà. Voix graves et corps vibrants pour convoquer les morts si nombreux en République du Congo, pour tenter de partager ce rapport forcément singulier aux catastrophes et aux disparitions. À Brazzaville, où il vit depuis plus de dix ans, la mort est omniprésente. Après des années de guerre civile au souvenir brûlant, elle surgit encore brutalement, à l'occasion d'accidents causant des centaines de victimes, ou plus silencieusement, conséquence de la pauvreté, de la malnutrition, de l'absence d'un système de santé efficient. Dans sa nouvelle création, DeLaVallet Bidiefono a souhaité mettre en scène ce compagnonnage funeste, figurer cette empreinte sur le quotidien de ses concitoyens. Un quotidien rythmé par les veillées funèbres qui durent six jours, pendant lesquelles le chagrin se manifeste par le rire et par les larmes. Six jours durant lesquels on entre en transe pour que s'expriment les défunts. La mort est tragique, bien entendu, mais elle offre aussi à l'artiste un ennemi à défier. RB (Festival d'Avignon 2013)