Présentation

Quand l'homme ne fait que passer, reste la femme. Et dans ce salon bourgeois du Caire, elle occupe toute la place. À la fois espace protégeant une intimité familiale et espace traversant dédié aux nombreuses visites, ce lieu ordinaire offre à Ahmed El Attar un grand nombre de combinaisons pour exprimer l'enfermement symbolique et physique de la femme arabe mais aussi de sa descendance. Avec Mama, il dresse un portrait peu complaisant de la mère, monstre d'amour sans limite, et se sert de ses treize personnages et d'un salon pour planter à la vue du public une microsociété faite en alternance de dominants et de dominés. Chacun au service des uns et des autres. Chacun se complaisant dans des non-dits asphyxiants.