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Couverture de Plus grand que moi

Plus grand que moi

de Nathalie Fillion


Plus grand que moi :Parole d’auteure

Nathalie Fillion : Le pari de l’écriture : échapper au monologue, au monochrome, en offrant le fil d’une pensée multiple, polyphonique et polymorphe qui vit à l’intérieur d’un corps. Contrairement à mes penchants habituels (j’écris toujours pour plusieurs personnages dans une écriture très dialoguée), ici, une seule protagoniste, qu’il s’agissait de rendre multiple, surprenante. Pour cela, écrire une multiplicité de voix et de possibles, à l’instar de toutes les vies qui grouillent en chacun de nous. Il s’agissait de réhabiliter l’imaginaire, à l’oeuvre dans nos vies. Il s’agissait aussi de parler de l’époque, notre époque, celle que, quels que soient nos âges et nos histoires individuelles, nous traversons collectivement et qui nous traverse dans un double mouvement, comme un récit à la fois commun et atomisé.

J’ai souhaité écrire un texte qui soit à la fois très architecturé, une structure sur laquelle l’actrice puisse s’appuyer, et une fiction pleine de trous, de vides, de sautes d’humeurs et d’époques, d’espaces de jeu possibles. Anachronismes, onirisme, fantaisies, poésie, prosaïsme, lyrisme, trivialité… Il fallait dès l’écriture s’offrir toutes ces libertés, les offrir à l’actrice, pour qu’elle les offre à son tour aux spectateurs. L’adresse ? Elle aussi est multiple : Zeus, la régie, un ours polaire, Daesh et — le spectateur, principal partenaire, avec qui tout se fabrique dans l’instant, à chaque représentation.


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