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La Fille qui parle à la mer

La Fille qui parle à la mer

de Claudine Galea

Écrit en 2012 - français

Présentation

C'est long une semaine. Ça fait déjà une semaine qu'Oyana attend. Oyana attend que le bateau parte. Des bateaux, il y en a beaucoup dans ce port. Des grands surtout. Mais sa mère a dit qu'ils attendaient un petit bateau. Enfin, pas trop petit quand même. Parce qu'ils sont nombreux à partir. La moitié de son village. La moitié de son village est descendue jusqu'à la mer. Oyana est excitée. Chaque matin, elle quitte le hangar où ils se cachent et elle vient ici, sur le quai, regarder les bateaux. Avant, Oyana n'avait jamais vu la mer. Elle n'avait jamais quitté son village. Elle connaît les montagnes, la neige, les loups, les aigles. Elle sait attraper les poissons dans la rivière, traire leur chèvre, trouver les oeufs des poules. Parfois elle en gobe un, tout cru et encore chaud. Miam ! Elle sait ramasser le bois, faire des fagots et les porter sur son dos.
Elle devine qu'il va pleuvoir quand le ciel devient violet. Elle imite à la perfection le chant de l'alouette, le cri de la corneille et le canard siffleur.
Oyana connaît beaucoup de choses. Mais la mer, elle ne la connaît pas du tout. Alors elle lui parle. Tu m'emmènes ? Tu es grande comment ? Combien de kilomètres ?
Comment c'est de l'autre côté ? C'est loin ? La mer est souple comme la crinière des chevaux. Oyana passe sa main dans la mer et l'eau ondule, et Oyana pense au dernier cheval qu'elle a vu, le matin de son départ. Il se tenait à l'entrée du village, il ne bougeait pas. On n'avait plus vu de chevaux depuis longtemps.

Sélection(s)

2018

Lectures publiques

Lu lors du Festival du 1er juin

Le 1er juin des écritures théâtrales jeunesse

Autorisation de traduction

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