Solo theatre

de Félix Libris

Écrit en 1739 - français

Présentation

Lorsque Lucidor, fils d’un riche bourgeois, est à la tête d’une fortune considérable, est tombé malade à la campagne, une famille d’honnêtes et peu riches propriétaires campagnards l’a soigné. La jeune fille surtout, Angélique, a pris de lui un soin tout particulier. Elle est charmante et Lucidor serait heureux de l’épouser, mais il voudrait, avant de lui offrir sa main, savoir si c’est lui qu’elle aime ou sa fortune. Il apprend qu’un fermier du voisinage la recherche en mariage, il engage Blaise à se présenter. Il fait venir de Paris son valet, il l’habille en homme du monde, puis, rencontrant Angélique, il lui dit qu’il lui a trouvé un mari, son ami intime, un autre lui-même, qui demeure à Paris, dans la même maison que lui. Angélique, heureuse et confuse, ne doute pas que ce futur, bien qu’il ne se soit pas nommé, ne soit Lucidor lui-même. Elle le dit même à Lisette. Aussi lorsqu’on lui présente Frontin, elle ne le regarde même pas ; elle se fâche contre tout le monde, contre Lisette, contre Lucidor qui l’a mal jugée, contre sa mère qui s’indigne qu’elle ait refusé le parti avantageux qu’on lui offrait. De dépit, elle dit qu’elle épousera Blaise et tâchera de l’aimer. Resté seul avec Angélique, Lucidor la calme et lui avoue qu’il l’aime et qu’il a seulement voulu s’assurer de son amour. C’est lui qui veut être son époux. On ne sait pas si Angélique est heureuse : son silence en fin de scène est équivoque. Marivaux souhaitait une pièce Baroque, dans le sens ou le spectateur se forge sa propre opinion.