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Comme du sable

+ d'infos sur le texte de Sylvain Levey

:Présentation

Au début : un baiser il paraît le premier. Le premier d’une longue série de baisers qu’il serait trop long d’énumérer ici. Entre temps tout le reste et dans le désordre. Et au milieu à peu près de tout cela, dans ce beau bazar qui fait la vie, maintenant il y a moi et puis vous et puis on verra bien ce qui va se passer.

Processus de création
La création « Comme du sable » se construit depuis 2010 sur un processus de plusieurs résidences de travail chez les différents partenaires porteurs du projet, offrant aux artistes l’espace de la réflexion artistique, les moyens et le temps de la rencontre. Chaque résidence porte en elle-même, par les recherches mises en œuvres avec les artistes, divers travaux qui peuvent se tenter en partage avec les publics et se présenter librement en petites formes théâtrales dont on retrouvera peut-être trace dans le spectacle à venir, permettant à tous de faire chaque fois l’essai d’une émotion artistique dans une confrontation proche avec l’œuvre jusqu’à bâtir la représentation finale.

Elan pour une dramaturgie
Le projet remonte à une rencontre avec Sylvain Levey en 2010, à qui j’ai proposé d’écrire pour la Cie une série de fragments pour 8 acteurs, avec des histoires qui devaient pouvoir circuler dans des espaces de transit : Ceux que nous empruntons chaque jour pour nous déplacer de + en + rapidement vers nos destinations, ou à l’inverse, ceux qui nous contraignent dans une attente ou nous maintiennent dans une étape provisoire.
Aujourd’hui, après quelques travaux de résidences menés sur la saison 2011 avec l’auteur, les artistes et les danseurs de la compagnie Ex Nihilo, le projet a évolué avec les textes livrés en août 2012. L’idée s’est déplacée et propose, sur le temps de la représentation, que le plateau du théâtre soit l’espace même de circulation, ce qu’il est en soi bien sûr, mais ici de façon manifeste : réduit à sa stricte nudité, sans pendrillons ni apparats, comme en veille, avant ou après l’acte théâtral. Juste quelques accessoires sont posés là, en désordre.
La scène à la fois vide et habitée de tous ses fantômes est alors en attente des échos du monde, prête à les recevoir avec cran, vivacité, humour et humanité. Elle devient à la fois le matériau et la zone de transit, traversée par les fragments de l'auteur qui, sans liens directs d’histoires, rappellent tous, dans des dramaturgies et des univers différents, l'instabilité de nos vies et de nos choix qui se meuvent en passages plus ou moins fluides et se transforment continuellement, comme le sable.

Elan pour une mise en scène
Les acteurs, ouverts à toutes perceptions, le cœur à une pulsation régulière de 90, à l’aise sur le plateau comme un poisson dans un bocal, sont à cheval entre adresse au public, récit et dialogue. Ils sont dans l’expérience directe d’un voyage dans les textes de l’auteur, dans des itinéraires à construire sous nos yeux, parfois même celui d’un rêve, jusqu’à faire apparaître à la surface des corps, les personnages qui ont tous, comme le précise Sylvain Levey, un couteau dans le dos et se racontent dans l’effroi d’un constat révolté sur le monde.
Le spectateur est alors pris dans une juxtaposition d’histoires, de sensations et des collisions d’images sans que jamais le puzzle ne se forme entièrement, où tout y apparaît pour s’effacer ou se reformer autrement, comme dans une forme d’art éphémère où aucun fixatif ne serait employé.

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