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Yes !

Vladislav Galard (Mise en scène), Bogdan Hatisi (Mise en scène), Maurice Yvain (Musique), Pierre Soulaine (Livret), René Pujol (Livret), Albert Willemetz (Texte)


:Un mot des metteurs en scène

par Vladislav Galard & Bogdan Hatisi

  • « Comment pour parler vais-je faire ?En anglais tout’c’que je sais
  • C’est un mot et ce mot c’est... yes !»

Ce Yes ! déclenche une cavalcade d’aventures.

Entre Londres, Le Touquet et Paris, Totte et Maxime découvrent l’amour, la jalousie et la lutte des classes. Un florilège de figures emblématiques de l’entre-deux-guerres – un domestique de music-hall, un majordome communiste, une sauvage femme fatale, un magnat déconnecté, une cocotte aristocratique et une gueuse carriériste – mêleront à cette trame matrimoniale les délires et impostures de l’époque.

L’intérieur du fils Gavard est un capharnaüm, le lieu de rencontre de toutes les couches sociales. Ce Candide des années 30 regarde défiler le monde et sa propre vie au rythme du jazz, des télégrammes, des voitures de sport et des mouvements prolétaires. Ici on chante les voyages et on ignore les pays lointains, ceux du cinéma naissant, on est très riche ou très pauvre, et surtout, on est prêt à tout, à tout moment. Tout peut changer tout le temps, aucun trajet n’a de destinée, de point final, de but absolu. Dynamique, aléatoire et fatalement déréglé – voici le monde de Yes !

Les toiles de George Grosz et Otto Dix, qui mêlent l’humour à l’horreur dans des univers urbains tourbillonnants de contrastes, nous serviront de modèles. Joséphine Baker et la Revue nègre, Orson Welles et Citizen Kane, Buñuel et son Chien andalou, Mussolini, Staline et Al Capone, Charlot et Fréhel, Max Linder, Lubitsch et les Marx Brothers se pointent au détour d’une phrase, d’un gag, d’une entrée en scène. La comédie bourgeoise traditionnelle est emportée par un tourbillon surréaliste et expressionniste. L’opérette fait des bonds vers l’absurde... mais dans l’intimité du jeu d’acteur, nous prendrons au naturel, comme on dit pour le thon, les failles, les faiblesses, les appétits effrayants de tous les protagonistes, de l’écrasement filial de Maxime à la fureur de jouir de Marquita Negri. Nous bannirons le second, le troisième et tous les énièmes degrés pour nous concentrer sur le premier. Vraiment, de nos jours, c’est le seul degré qui vaille, et en plus, c’est le plus drôle ; Yes ! dans sa fausse frivolité et réelle férocité, nous offrira le plaisir de rire de notre propre monstruosité. En chantant.

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