Note de Didier Bezace - Synopsis et Squash - Robert Plagnol, Vanessa Chouraqui, - mise en scène Patrice Kerbrat, - theatre-contemporain.net

Synopsis et Squash

mise en scène Patrice Kerbrat

:Note de Didier Bezace

Directeur du Théâtre de la Commune

Dans le cadre d’une saison que nous avons voulu placer sous le signe du compagnonnage artistique, j’ai choisi de retrouver au fil des projets plusieurs comédiennes et comédiens que j’aime et dont certains ont accompagné mon travail artistique au Théâtre de la Commune depuis plusieurs années.
C’est ainsi que j’ai proposé à Robert Plagnol d’être Dorante aux côtés d’Anouk Grinberg et Pierre Arditi dans Les Fausses Confidences que nous présenterons fin février et que je lui ai proposé dans le même temps, que le Théâtre de la Commune permette la re-création de deux pièces d’Andrew Payne qu’il interprète en compagnie de Benjamin Boyer dans une mise en scène de Patrice Kerbrat : Synopsis et Squash.
Ce spectacle a vu le jour dans la même distribution et avec le même metteur en scène en 2006 au Théâtre du Petit Montparnasse et n’a pu malgré un accueil extrêmement chaleureux de la presse et des professionnels trouver le chemin du public qu’il méritait même si une reprise de Squash dans le cadre du Festival Off d’Avignon au Théâtre Le Petit Chien a permis à quelques spectateurs enthousiastes de découvrir et aimer le travail des acteurs et la dramaturgie d’Andrew Payne.
C’est pourquoi il me tient à coeur de porter ce projet au Théâtre de la Commune, de permettre à cette petite équipe artistique de réinventer leur spectacle et de le faire partager, avec la passion et le talent qu’ils y mettent, à notre public.
Le théâtre naît du talent et de la générosité des auteurs, des comédiens et de tous ceux qui oeuvrent à la réalisation concrète de ces précieuses chimères. S’il est éphémère par nature, il doit cependant pouvoir rencontrer celles et ceux à qui il est destiné et renaître pour cela si c’est nécessaire. Sinon il s’abîme dans l’amère solitude et la frustration des élans qui lui ont donné le jour. Il perd sa raison d’être et nous ne le voulons pas. C’est pourquoi nous comptons sur tous ceux qui ont salué ce travail lors de sa création pour lui donner une nouvelle chance.

Didier Bezace

octobre 2009