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:Scénographie

Pour l’instant, il est absolument hors de propos, hors de question, de penser à construire un décor, à seulement effleurer le contour d’une scénographie.

Tout dans l’œuvre de Guy Debord est là pour s’y opposer, y résister - pour détruire cette aspiration. Il est inenvisageable (si l’on veut être honnête en regard de ce qui est énoncé dans l’oeuvre écrite) de seulement envisager l’ébauche d’un décor de théâtre.

Le pari, le véritable défi de cette entreprise est contenu dans sa nature même : comment porter à la scène une oeuvre dont le noyau constitutif est déjà une dénonciation de toute mise en spectacle, de toute mise en scène et partant, de tout artifice, simulacre et donc d’un quelconque décorum ?

La seule approche possible est d’abord l’approche textuelle (en vis-à-vis de l’image).

Faire absolument confiance à la possibilité humaine de transmission de cette oralité.

Mettre en rapports directs ou indirects, en résonances multiples et en correspondances poétiques le corps, la voix de l’acteur avec l’image, puis avec le son, sans toutefois tomber dans la simple illustration ni l’explication de textes.

Juste voir comment les principaux textes de Debord réagissent au contact de notre réel social, de notre réel politique, de notre réel économique, de notre réel médiatique, de notre réalité humaine existante.

Puis jouer de cela ; s’en jouer absolument comme lui aussi a joué avec son époque.

Puis enfin avoir une vision critique, personnelle, sur sa vision à lui, sur le décalage que cela peut opérer d’énoncer de telles paroles aujourd’hui.

Rapport à l’espace
La disposition conventionnelle du simple rapport scène/salle (public simplement assis face à la scène) n’est pas tenable sur la longueur. On doit envisager des moments du spectacle dits déambulatoires, ou des prologues dits extérieurs (comme un clin d’oeil aux dérives psychogéographiques des situationnistes).

Possibilité d’utilisation du plateau en bi-frontal pendant un moment, en triangle, puis en quadrifrontal, puis finalement en frontal simple, mais en rapport inversé.

Le créateur Son aura son dispositif et son matériel sur le plateau même, et sera lui-même présent et acteur du travail. Il en sera de même pour le créateur Lumière.

La conceptrice des costumes sera également présente sur le plateau, et oeuvrera en direct (habillage, déshabillage des comédiens à vue).

La monteuse-réalisatrice étant affectée en temps réel à la régie vidéo, il en va de même pour elle quant à sa présence sur le plateau.

David Ayala

01 août 2007

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