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Accueil de « Please, continue (Hamlet) »

:Le spectacle

Le Barreau s’apprête à juger une affaire et le public est invité à assister au procès. Dans une banlieue défavorisée, pendant une fête de mariage, un jeune homme tue le père de sa petite amie. Elle l’accuse de meurtre. Il déclare que c’est un accident… Presque trois ans plus tard, le procès s’ouvre.
Pour préserver l’anonymat des personnes mises en cause, leurs noms ont été remplacés par des noms de fiction: le prévenu s’appelle Hamlet, la victime, Polonius et la plaignante, Ophélie.

Un cas d’école quasi-universel qui se fond dans une histoire vraie. Une dramaturgie du réel, une histoire proche des grands canevas tragiques transposée dans l’ère contemporaine – aujourd’hui.

Dans l’Antiquité, le théâtre était un des hauts-lieux de la cité (polis) - et du politique. Roger Bernat et Yan Duyvendak conçoivent le plus souvent des dispositifs qu’ils abandonnent aux spectateurs. Avec Please, Continue (Hamlet), c’est à une authentique Cour de justice qu’ils confient la destinée du spectacle. Soumis aux codes et à la dramaturgie bien réelle d’un procès, celui-ci projette public et accusé dans un réel brouillé, disséqué, retranscrit, évalué.
La triangulation qui s’opère entre l’accusé, la Cour et l’audience dessine l’espace ambivalent d’un théâtre qui devient agora - et inversement, renouvelant la question du comment-vivre-ensemble-dans-la-cité.

Charles Mesnier

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