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Opéra pour sèche-cheveux

Antoine Terrieux (Conception), Julien Mandier (Conception)


:Les doigts dans la prise

Ce soir, notre scientifique s'appelle Antoine.
Antoine est un penseur, un inventeur, un poète quoi !.... C'est lui le scientifique, c'est lui le magicien, c'est lui qui va, comme d’habitude, prototyper, qui va, comme souvent, conceptionner, qui va mécaniquer comme une bête. C'est lui qui va imaginer dans sa petite tête toutes ces petites choses futiles, expériences astucieuses et recherches subtiles qui vont devenir une source d’émerveillement permanent et d’applaudissements compulsifs pour un public béat, captif et reconnaissant.

Et c’est là qu’intervient Julien.
Julien c’est le candide qui teste et le kamikaze qui risque. C’est lui l’expérimentateur hardi de la toute première lévitation sur sèche-cheveux, c'est lui le pilote d’essai du vélo-prototype à propulsion éolienne et c’est lui qui devient le tout premier arbre de Noël humain à guirlandes flottantes. Accessoirement, c’est lui aussi qui fait tout ce que dit Antoine, qui prend le jus quand ça merde dans les prises, qui n'est jamais applaudi et à qui personne ne demande jamais son avis… alors c'est lui qui s'énerve, qui trouve son rôle pas facile quand même, qui prend le fusil pour trucider Antoine à coups de plombs dans les fesses, qui se tourne vers le public pour savoir si quelqu’un a encore envie de rigoler…

En fait, si on regarde les choses avec un regard objectif et bienveillant, c’est Julien qui donne au spectacle sa sensibilité à fleur de peau, sa capacité instinctive à émouvoir, sa propension à actionner les zygomatiques. Et, finalement, nous autorise enfin à réfléchir sainement à notre place dans la société, à notre rôle dans l’univers et à toutes ces autres choses si passionnantes que l’on aurait pu faire ce soir. Mais surtout à se questionner enfin, sans faux semblants, sur des notions aussi essentielles que la lâcheté, l’indifférence, le confort de la salle, l’absurdité du rire, la futilité de l’existence et, au bout du compte et en toute honnêteté, à ce que serait le spectacle sans Julien ?...

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