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Notre-Dame-des-Fleurs

mise en scène Antoine Bourseiller

:Chronologie de Notre-Dame-des-Fleurs

1942
Malgré quelques vicissitudes (neuf mois en prison !), c’est la grande année de la vie de Genet : celle qui voit la transformation quasi magique du petit délinquant en ‘’grand écrivain’’.
A la Santé, Genet commence en début d’année la rédaction de Notre-Dame-des-Fleurs.
Libéré en mars, il tient sur les quais de Seine une caisse de bouquiniste, alimentée avec des livres volés. En avril, il est arrêté pour vol de livres : huit mois de réclusion à Fresnes. Il y compose le poème Le Condamné à mort qu’il fait imprimer à ses frais.
Il sort de prison en octobre et met en circulation les premiers exemplaires de la plaquette de son poème. Il se lie avec un jeune intellectuel, François Sentein, qui voit dans sa chambre une pile de manuscrits de romans, pièces de théâtre et scénarios de films. Notre-Dame-des-Fleurs est achevé à la fin de l’année.

1943-44
En février 1943, événement déterminant, Jean Genet est présenté, par l’intermédiaire de deux jeunes clients de son éventaire de bouquiniste, à Jean Cocteau. D’abord choqué par la crudité de Notre-Dame-des-Fleurs, celui-ci comprend vite l’importance du livre et entreprend de le faire éditer. Dès le 1er mars, Genet signe son premier contrat d’auteur avec Paul Morihien, le secrétaire de Cocteau. Il travaille déjà à un second roman, Miracle de la rose. En mai, nouvelle arrestation pour le vol d’une édition rare des Fêtes galantes. Récidiviste, Genet est alors passible d’une condamnation à vie (la ‘’relégation perpétuelle’’). Cocteau confie sa défense à un grand avocat et, le jour du jugement, le présente à la barre comme ‘’le plus grand écrivain de l’époque moderne’’ : il n’est condamné qu’à trois mois de prison.
Trois semaines après sa libération, le 24 septembre, il est à nouveau pris en flagrant délit de vol de livres. Il est en prison pour quatre mois lorsque les premiers exemplaires de Notre-Dame-des-Fleurs, publiés clandestinement par Robert Denoël et Paul Morihien, sont brochés. Il reçoit en décembre à la Santé la visite d’un jeune éditeur lyonnais, Marc Barbezat, qui deviendra bientôt son principal éditeur. Sa situation s’aggrave brusquement en janvier 1944 : au lieu d’être relâché, il est assimilé aux vagabonds et transféré au camp des Tourelles, antichambre des camps de concentration, contrôlé par la Milice. Il est à deux doigts de la déportation. Cocteau s’active encore une fois auprès de ses relations de tous bords pour le faire libérer. Le 14 mars 1944, Genet sort in extremis, mais définitivement, de prison.

1944-48
Au mois d’avril, paraît dans la prestigieuse revue de Marc Barbezat, L’Arbalète, un fragment de Notre-Dame-des-Fleurs, premier texte de Genet publié non clandestinement qui fait grande impression. En mai, au Café de Flore, il fait la connaissance de Sartre. Il se rend à Fontevrault où il transpose, dans Miracle de la rose, ses souvenirs de la centrale de Fresnes.

Albert Dichy
in Magazine Littéraire consacré à Jean Genet(septembre 1993)

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