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Accueil de « Müller Factory »

Müller Factory

mise en scène Michel Deutsch
Création à partir des textes Hamlet-Machine de Heiner Müller, Germania 3 de Heiner Müller,

:" Quand je rêve à l’Allemagne, la nuit… "

Quarante-neuf ans après la mort de Brecht, seize ans après la chute du mur de Berlin, quinze ans après la réunification de l'Allemagne, dix ans après la mort de Heiner Müller, reprendre et mettre en jeu à nouveau l'histoire du communisme et de son théâtre ambulant, illuminé et cauchemardesque.

Une histoire faite d'utopies, de masses, d'individus, de familles, de (anti-) héros, de rires, de larmes, de sang et d'avortements... Une histoire de morts-vivants où les spectres habitent la scène, déferlant de la coulisse pour s'étreindre et s'étriper encore une fois. Une histoire où le présent, celui de la représentation, serait comme hanté par le passé, plombé, agité, refoulé, expurgé et, finalement, de retour.

S'il en est un qui a su faire, de cette histoire lointaine et proche, le sujet même et l'enjeu de toute son oeuvre, c'est bien Heiner Müller. Müller que Michel Deutsch connaît de l'intérieur pour avoir traduit en français son autobiographie, Krieg ohne Schlacht, et écrit un essai critique à paraître prochainement. Sans compter, l’expérience scénique autour de Hamlet-machine qu'il a menée, avec succès, depuis quelques années entre Münich, Genève et Paris.

Il s’agit donc d’abord d’une rencontre entre deux auteurs ayant l’Allemagne (Germania) en commun: l’un à partir de la RDA, l’autre depuis son Alsace natale. «Quand je rêve à l’Allemagne la nuit» (Heinrich Heine) Et puisque le théâtre de Müller n'est ni naturaliste, ni psychologiste, ni réaliste, il n'est sans doute pas indifférent que les comédiens amenés à le porter, le mettre en mouvement et en question, soient précisément jeunes, comme au comble de l'éloignement biographique et historique.

Müller, son oeuvre, son époque peuvent apparaître alors comme une Atlantide, mais ce continent englouti, ce vaisseau immergé dans les fonds troubles de notre mémoire collective sont vraisemblablement ce qui nous relie le plus sourdement au XXème siècle: pour le meilleur et pour le pire.

Dans ce projet, il y a aura tout à la fois un devoir, et un plaisir, d'initiation et d'apprentissage à l'Histoire, de mémoire réinventée, assorti d'un devoir d'appropriation et de jeu, pour expérimenter des modes de récits à la hauteur des situations proposées par Müller.

Philippe Macasdar

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