Accueil de « Maybe#PeutÊtre »

Maybe#PeutÊtre

mise en scène Laurent Crovella
Création à partir des textes #Peut-être de Luc Tartar, Manon & Baptiste de Daniel Keene,

:Présentation

Cette nouvelle création est l’aboutissement du projet d’actions artistiques Utopies 1.2.

Dans un monde en perpétuel mouvement où les relations se meuvent au rythme des évolutions technologiques, comment, en tant qu’artiste, repenser et questionner ses désirs de transmission à la jeunesse? Comment lui donner une place singulière?

De cette volonté profonde est né Utopies 1.2, un projet réunissant les deux versants du travail de la compagnie : la création de textes d’auteurs contemporains et l’action artistique. Utopies 1.2 est une commande d’écriture à deux auteurs : Luc Tartar et Daniel Keene, de deux pièces courtes sur le thème des utopies de la jeunesse.

Le temps de l’écriture a été nourri par la rencontre (2016/2017) avec des jeunes gens de 15 à 20 ans issus d’établissements différents (CFA, lycées professionnels et généraux) et de villes différentes (Bischwiller, Sélestat, Colmar, Mulhouse). Rythmés par des discussions, des ateliers d’écriture et des interviews, les élèves ont livré leurs rêves et angoisses du futur lors de ces temps de résidence.

Luc Tartar et Daniel Keene ont subtilement laissé infuser toutes ces traces qu’ils ont poétisées, déplacées et dramatisées pour écrire des pièces uniques inspirées par un travail d’action artistique au plus près de la jeunesse. Les deux pièces, jouées l’une à la suite de l’autre, sont regroupées sous le titre générique de Maybe#PeutÊtre.
Daniel Keene, avec Manon & Baptiste, nous fait découvrir deux sans-abri qui rêvent ensemble d’une autre vie. Luc Tartar nous plonge dans le futur avec #Peut-être, où une patiente victime d’un accident découvre le monde à son réveil avec un tout autre regard.

Manon & Baptiste, Daniel Keene
Manon est sans-abri, elle a environ quarante ans et est enceinte de cinq mois. Elle dort sur un carton enveloppée dans son duvet. Le jour se lève, il fait frais, la ville s’anime peu à peu. Arrive Baptiste, un jeune à la rue lui aussi, d’une trentaine d’année. Ils se connaissent et décident de passer la journée ensemble. Ils évoquent le chien qui restait aux côtés de Manon et qui, un jour, est parti. Puis, elle se met à rêver à haute voix, de sa petite fille, si c’en est une, d’une chambre qu’elle louerait pour son enfant, son chien et peut-être Baptiste. Un lit, une chaise, une plante verte, des rideaux à la fenêtre et un tout petit coin pour lui. Baptiste est sensible et a beaucoup d’affection pour Manon, mais il reste délicat, discret et en devient drôle parce qu’elle n’a pas l’air de comprendre, ou de le voir. Il sort des écouteurs qu’il fait mine de brancher à son smartphone qu’il n’a pas et se met à chanter Bashung.
« La dernière fois que t’es sentie bien, c’était quand? ». Tour à tour, ils répondent. Manon se baladait dans un parc avec son chien et s’imaginait avec sa fille. Lui, avait bien mangé la veille, personne ne l’avait ennuyé pendant la nuit et le matin, il s’était réveillé le ventre encore plein. Alors tout allait bien. Ils ont du mal à se réchauffer tous les deux et s’imaginent partir en vacances. Commence alors leur utopie commune…

#Peut-être, Luc Tartar
Elle se réveille. Certainement dans une chambre d’hôpital. Une voix, des mots, une musique : Johnny B. Goode de Chuck Berry, c’est le protocole de réveil. C’est son chirurgien, il l’a opérée des yeux, il lui demande de lire un texte sur « Les Sons de la Terre », deux disques envoyés dans l’espace par la NASA en 1977. Johnny B. Goode en fait partie. Ses oreilles bourdonnent, ses yeux frémissent, il est là, Gaspard, son mari. Il lui parle à travers le chirurgien. Se dessine alors un dialogue à trois voix entre les personnages. Elle et Gaspard replongent dans leur passé de jeunes activistes rêveurs, les années hashtag, leur volonté de toujours voir la vie du bon côté. Le chirurgien l’écoute, la questionne, se prend même à jouer à une battle d’utopies avec elle. Puis, Elle demande à se voir dans un miroir, le chirurgien sort son smartphone et elle se souvient. L’accident…

imprimer en PDF - Télécharger en PDF

Ces fonctionnalités sont réservées aux abonnés
Déjà abonné, Je me connecte Voir un exemple Je m'abonne

Ces documents sont à votre disposition pour un usage privé.
Si vous souhaitez utiliser des contenus, vous devez prendre contact avec la structure ou l'auteur qui a mis à disposition le document pour en vérifier les conditions d'utilisation.