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Le Retour

+ d'infos sur le texte de Harold Pinter
mise en scène Luc Bondy

Distribution

Présentation

A relire Pinter aujourd’hui, un demi-siècle après la création du Retour et moins d’une décennie après son prix Nobel, sa véritable stature et son originalité prennent un relief nouveau. Il suffit d’entrer chez lui pour passer dans un autre monde au verso de nous-mêmes, du côté de notre part inavouée, en un point où se rejoignent le rêve et l’insomnie.
Voyez Le Retour, qui s’ouvre sur le silence d’un individu lisant le journal. Homme et espace sans qualités ou presque, banalité d’un jour que rien ne distingue, telles sont les données initiales. En quelques scènes, ce trompe-l’oeil devient une toile de Lucian Freud – ou comme le dit Luc Bondy, « une île de la solitude ». Il suffit pour cela qu’un homme, après des années d’absence, revienne présenter son épouse à son père et à ses frères. Mais pourquoi n’a-t-il prévenu personne ?
Et pourquoi reviennent-ils en pleine nuit ?... Ce « retour » est aussi un retournement : tous les jeux sociaux, familiaux, professionnels, matrimoniaux tels qu’ils se jouent couramment sont subvertis sous nos yeux, tantôt par degrés minuscules, tantôt par brèves et brusques saccades (le temps dramatique de Pinter est d’ailleurs inséparable de sa vision : immobile puis jaillissant, c’est un temps venimeux d’animal et de prédateur, un temps de serpent).
A une telle partition, il faut des interprètes qui sachent tenir et relancer les mille nuances d’un registre qui s’étend de la vague allusion à la menace la plus précise, du sous-entendu presque anodin à l’attaque frontale. Luc Bondy aime ces oeuvres mystérieuses qui frôlent et puis foudroient, suggérant plus qu’elles n’affirment. Pour aborder la subtile musique de chambre pintérienne, il en a commandé une version nouvelle à un traducteur qui parle couramment tous les dialectes de la tension : Philippe Djian.

En vidéo

"Le Retour" de Harold Pinter, m.e.s. Luc Bondy, bande-annonce

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Le jeudi 18 octobre 2012
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Wien
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