:Note d'intention
Et pendant que nous nous frayions ce passage dans l’aventure animale, dans l’aventure lupine, notre personnage naissait. Lui aussi, vagabond, en mal de territoire et surgissant.
Quel est cet homme qui décide de tout quitter pour parcourir monts et forêts ? Quel est cet homme dont la marche s’apparente à la fuite ?
Est-ce vraiment une fuite, ou seulement nous-mêmes, laissés sur le bord en pleine visibilité, qui arguons que cet homme qui traverse l’invisible ne peut être qu’un fuyard ?
Depuis le début, nous rêvons d’un projet hors-théâtre, d’un spectacle qui viendrait au public.
Un homme vient, sorti de nulle part, il parle et s’en va.
Cet homme n’est ni attendu, ni captif de la représentation ou du rapport avec le public. Si les réalités de conditions de représentation rendent à l’évidence ce désir utopique, il s’agit bien sûr de construire le leurre de cette envie. (...)
La mise en espace de notre spectacle tend à faire corps avec le lieu et que ce dernier, quel qu’il soit, devienne comme le public : un partenaire. Là où on regarde l’acteur on ne voit pas qu’un acteur on voit à travers lui, au delà. Le spectateur vit en même temps que le personnage une épopée spatiale grâce aux paysages que l’acteur permet de rendre visibles.
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