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Lapider Marie

lecture dirigée par Sylvie Jobert

:Présentation

lapider marie entrecroise quatre histoires, quatre temporalités, dont les points de contact sont révélés au fil des scènes. Un couple s’affronte pour désigner lequel des deux bénéficiera de l’unique traitement contre le Sida auquel ils aient accès ; des parents se déchirent dans de féroces dialogues sur l’enlèvement de leur fils ; deux sœurs sont face à face au parloir de la prison peu avant la peine capitale pour la cadette ; un enfant-soldat revient pour tuer et noue tous les tragiques destins de cette histoire. L’autrice place aux côtés des personnages leurs « egos » qui commentent et prolongent paroles et situations, telles des voix intérieures incapables de trouver le chemin de la sortie. Tous les ingrédients sont là pour planter le décor d’une histoire et d’une géographie africaine. Pourtant Debbie Tucker Green précise dès les premières lignes qu’il faudra des acteurs blancs, que la pièce se déroule dans le pays où elle est jouée : pour l’heure donc à Grenoble, en Occident. Cette déterritorialisation de l’horreur et de l’injustice nous invite à interroger notre degré d’empathie, d’indifférence et de considération à l’égard de réalités dont il est trop facile de dire qu’elles ne nous concernent pas. On ne peut s’empêcher de voir en Debbie Tucker Green une héritière des dramaturges Edward Bond ou Sarah Kane.

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