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La Musica deuxième

+ d'infos sur le texte de Marguerite Duras
mise en scène Philippe Baronnet

:Présentation

« Ce sont des gens qui divorcent, qui ont habité Évreux au début de leur mariage, qui s'y retrouvent, dans un hôtel, le jour où leur divorce est prononcé. Je les ferais parler des heures et des heures. Dans la première partie de la nuit, leur ton est celui de la comédie, de la dispute. Dans la deuxième partie de la nuit, non, ils sont revenus à cet état intégral de l'amour désespéré, voix brisées du deuxième acte, défaites par la fatigue, ils sont toujours dans cette jeunesse du premier amour, effrayés. » Vingt ans après la publication de La Musica, Marguerite Duras mène la pièce jusqu’à son achèvement : c’est La Musica Deuxième. Un texte simple, une situation, un état de l’amour qui semble se défaire mais qui est toujours là, percutant, universel.

Dans son œuvre plurielle, Duras abolit les frontières du genre, celui du théâtre comme celui du cinéma. Notre idée est aujourd’hui de rapprocher cette ouverture à nos réflexions sur les dispositifs scéniques et la place des spectateurs. Dans la veine de Bobby Fischer vit à Pasadena (et sa scénographie quadrifrontale), nous créerons La Musica deuxième dans un espace non théâtral, in situ, dans un bar, un hall d’hôtel, une salle d’attente... A Vire, dans le bocage normand, puis au-delà, dans des lieux où réunir publics et interprètes – Nine de Montal, Vincent Garanger – pour qu’ils traversent la nuit dans un même effort.

Le spectacle n’est plus joué face au public mais au milieu de celui-ci, non plus au plateau mais dans des hôtels, des salons, des restaurants... qui rappellent le lieu originel de l’action. Amplifiant la tension d’un huis clos et permettant un jeu plus en creux, sans démonstration, cette proximité est pour moi l’un des défis les plus passionnants de la mise en scène. Inaccessibles sur les grands plateaux, toutes les finesses sur lesquelles on travaille, un regard, une respiration, le plus infime des gestes... sont alors perçus par le spectateur, jamais pris à parti, aussi fortement qu’un gros plan.

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