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Accueil de « La Mouche »

:Note d'intention

par Valérie Lesort et Christian Hecq

Comme dans le film de Cronenberg, tiré lui-même de la nouvelle de George Langelaan, Robert va tenter de se téléporter, mais une mouche s’est glissée dans la machine, et l’apprenti scientifique va peu à peu se transformer en insecte géant.

Afin de rendre plus théâtrale cette histoire nous n’avons pratiquement conservé que cette idée initiale.

Très sensibles aux émissions  «  Strip-tease  », nous nous sommes inspirés d’un épisode en particulier : « La soucoupe et le perroquet » qui présente un vieux garçon vivant avec sa mère à la campagne et qui fabrique une soucoupe volante dans le jardin.

Nous trouvions ce rapport maternel plus théâtral et enrichissant pour le jeu d’acteur. En effet, quel est le quotidien d’un vieux couple mère-fils ? Comment se supportent-ils encore? Jusqu’où une mère, dans le drame et la maladie, peut-elle aller pour son fils ? La confrontation de ces personnages brisés par la vie et de la science-fiction est pour nous très inspirante.

On comprend que Robert est atteint d’une maladie comme l’autisme. Entre le génie et le simple d’esprit, son équilibre mental est fragile. Durant la pièce il suivra deux lignes de conduite bien distinctes, le « avant » et le « après » sa fusion avec la mouche.

Le « avant » ;  il a le comportement d’un vieux garçon apathique, taiseux, d’une immense paresse, intéressé uniquement par ses expériences sur la téléportation.Le « après » ; son caractère est diamétralement opposé, vif et bavard, sûr de lui, subissant par la suite une transformation physique, une succession de difformités engendrant un travail corporel zoomorphique et des effets spéciaux.

Marie-Pierre est une sorte de baby-doll défraîchie, une gentille fille considérée comme facile dans tout le village et donc souvent abusée par les hommes.Nous avons choisi de situer l’action dans un milieu rural et précaire, en opposition aux univers dans lesquels se déroulent habituellement les histoires de science-fiction.

Nous sommes donc sur un terrain vague, Odette vit dans sa caravane, Robert dans son garage. À l’image de nos spectacles, le laboratoire de Robert sera entièrement artisanal, fait de bric et de broc, l’ordinateur peut devenir alors un personnage à part entière.

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