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La Morale du Ventre

mise en scène Christiane Véricel

:Note d'intention

Courte fable sans morale, excepté celle du ventre, à feuilleter comme un livre d'images naïves et violentes.

La source d'inspiration de La Morale du Ventre est dans la continuité de notre précédent spectacle Les Ogres. Entre figures mythiques et avatars contemporains, nous travaillons sur la déclinaisons de ces ogres dans notre quotidien.

Le sujet est inépuisable : aveugles, impatients, égoïstes, menaçants, irrésistibles, intéressants, dangereux. Ogres proches ou lointains, chacun reconnaîtratil les siens ? Discerner le nécessaire du superflu n'est pas facile. Toute ressemblance avec des personnes vivantes est fortuite.

Le spectacle est créé avec une jeune équipe de comédiens : visages étranges, comportements surprenants, aptitudes physiques étonnantes, autant d'atouts pour interpréter des personnages : à chacun son ogre, son dévoreur, et sa pitié, sa boulimie, son avidité. Que restetil pour les autres alors qu'ils ont déjà si peu pour eux ?

La goinfrerie de Luca (jeune ado affamé en permanence) alliée à celle d'Habibur, maigre bengali de Palerme constamment à l'affût, sont confrontés à la voracité d'Armand jeune congolais sourd et muet, ancien boxeur, et au verbiage de Giacinto, authentique palermitain. Les ogres sont aussi Burhan et ses frères kurdes de Diyarbakir où la faim est connue et les stratégies diverses et efficaces.

N'oublions pas les petites filles jeunes ogresses en devenir, plus ou moins joufflues qui avec beaucoup de grâce et d'élégance se jettent sur le propriétaire de la moindre miette... Et Fred dans le rôle de la petite ogresse au bord de la crise tant les tentations sont grandes. Sur fond de violon et d'accordéon, les musiciens font preuve d'autres stratégies pour mieux divertir ou endormir l'autre. Il est plaisant de voir tous ces personnages inventés et construits ensembles se piétiner gaillardement.

Gagner, se goinfrer, réduire l'autre à néant quitte à rester seul. Jouer le pouvoir, l'autorité, et la vengeance du plus faible. Prédateurs sans morale sinon celle du ventre, la pénurie peut révéler l'ogre en chacun d'entre nous.

Christiane Véricel

septembre 2011

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