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La Maison des cerfs

+ d'infos sur le texte de Jan Lauwers traduit par Olivier Taymans
mise en scène Jan Lauwers

:Sad Face | Happy Face

Une trilogie sur la condition humaine

Sad Face | Happy Face regroupe, en un seul continuum narratif et spectaculaire, trois œuvres créées en cinq ans : La Chambre d’Isabella, Le Bazar du homard et La Maison des cerfs. La première revisite un siècle au passé, à travers le récit d’Isabella Morandi (incarnée par Viviane De Muynck), qui s’appuie sur la collection de 4 000 objets ethnologiques légués à Jan Lauwers par son défunt père, dévoilant peu à peu les secrets de l’existence aventureuse de son propriétaire. Le second volet se conjugue au futur, projetant la tristesse d’Axel et de Teresa qui viennent de perdre leur jeune fils dans un XXIe siècle se poursuivant comme il a commencé : monde de chaos, de pouvoir abusif, d’autorité déplacée, de précarité, de vitesse inutile, mis à feu et à sang par des conflits souvent dérisoires. Professeur en génétique, Axel crée alors Salman, premier être humain cloné, pour conjurer cette vision désespérée. Mais Salman est trop parfait : il trône au summum de la fadeur, sans personnalité, pire encore que le monde défait qu’il est censé exorciser. Le dernier épisode, La Maison des cerfs, s’écrit au présent. Le présent d’un monde en guerre(s) qui s’introduit soudain, via la mort du frère d’une danseuse, dans le quotidien de la troupe de Lauwers, mais aussi le présent de la représentation, celui de la Needcompany elle-même, en train de répéter, de créer un nouveau spectacle, quand survient la nouvelle. La trilogie Sad Face | Happy Face est liée au Festival Avignon : elle fait partie de son histoire récente. En 2004, La Chambre d’Isabella y a été créée et a indéniablement marqué le public du Cloître des Carmes ; en 2006, Jan Lauwers revenait avec Le Bazar du homard, dont la première se jouait aux Célestins. Il semblait donc naturel que la Needcompany propose cette année au Festival le troisième volet de cette trilogie, La Maison des cerfs, mais aussi l’intégrale de ce qui s’impose déjà comme la saga des temps conjugués par notre époque.

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