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La Dame de chez Maxim

+ d'infos sur le texte de Georges Feydeau

:Captation intégrale

en partenariat avec Agat films, ARTE et France culture

La Dame de chez Maxim, de Georges Feydeau, mise en scène Jean-François Sivadier from Theatre Odeon on Vimeo.

Rien ne réclame plus d'organisation et de méthode que cette fantastique machine à produire du désordre qu'est une pièce de Feydeau. Ses intrigues sont d'une logique affolante et insaisissable (les critiques ont souvent remarqué qu'elles sont aussi solides et convaincantes qu'impossibles à résumer après le spectacle). Personne n'a jonglé comme lui avec les crises du vaudeville, leurs rencontres cauchemardesques, leurs impasses hystériques, leurs résolutions délirantes. Alors, comment résumer "La Dame de chez Maxim" ? Disons que s'y télescopent crûment, et avec une catastrophique drôlerie, les convenances les plus rigides (de celles qui régissent un grand mariage bourgeois en province) et la licence la plus débridée (comme celle qui renverse les meubles et provoque l'amnésie alcoolique). Ou encore, disons que c'est l'histoire d'un chien dans un jeu de quilles, avec dans le rôle du chien une danseuse de cabaret d'une verve et d'un entrain inoubliables, et dans le rôle du jeu de quilles, le reste du monde ou à peu près. Ou enfin, faute de pouvoir raconter dans quels labyrinthes de bouffonnerie paroxystique Feydeau entraîne son public, citons en désespoir de cause le jugement d'Henry Gidel : "La Dame de chez Maxim", «c'est le Soulier de satin du vaudeville.» L'histoire de la rencontre entre le respectable docteur Petypon et la Môme Crevette, qui fut dès sa création un succès d'ampleur mondiale, est aussi le chef-d’œuvre du seigneur des boulevards, éblouissant illusionniste et implacable mécanicien dont l'efficacité comique transformait en victimes consentantes ses contemporains les plus réticents : «le moyen d'avoir raison» demandait Catulle Mendès, «contre quelqu'un qui vous fait pouffer !» À quoi tient donc le secret de Feydeau ? Il est en tout cas le fruit d'un profond sérieux, d'un refus de toute complaisance, du soin maniaque qu'il apportait à son métier. Aborder un Feydeau implique de travailler à son exemple l'intelligence des répliques et la précision des agencements. L'intelligence, car Feydeau dissémine dans ses scènes des quantités de détails dont l'accumulation, même à l'insu du spectateur, contribue à accentuer la pression de l'atmosphère comique. Et la précision, car le tempo du vaudeville, d'une grande subtilité, exige de tous les partenaires de jeu une collaboration de tous les instants. Mais après "Le Roi Lear" et "La Mort de Danton", Jean-François Sivadier, artiste associé au Théâtre National de Bretagne, peut être sûr de ses troupes et de leur goût du jeu collectif, à l'heure où il change totalement de registre pour aborder enfin - et non sans gourmandise - le maître insurpassé du non-sens cartésien et son théâtre enfantin et cruel.


de Georges Feydeau
mise en scène Jean -François Sivadier
collaboration artistique Nicolas Bouchaud ,Véronique Timsit, Nadia Vonderheyden
scénographie Daniel Jeanneteau, Jean-François Sivadier, Christian Tirole
lumières Philippe Berthomé
assisté de Jean-Jacques Beaudouin
costumes Virginie Gervaise
son Cédric Alaïs, Jean-Louis Imbert,

avec
Nicolas Bouchaud : Lucien Petypon
Cécile Bouillot : un livreur, une femme, MmeVidauban
Stephen Butel : Mongicourt, Chamerot, M. Tournoy
Raoul Fernandez : Marollier, l’Abbé
Corinne Fischer : Ét ienne, Clémentine Bourrée
Norah Krief : la Môme Crevette
Nicolas Lê Quang : le lieutenant Corignon, un homme, M. Sauvarel, Mme Tournoy
Catherine Morlot : un livreur, la Duchesse de Valmonté
Gilles Privat : le général Petypon du Grêlé
Anne de Queiroz : un livreur, Mme Hautignol
Nadia Vonderheyden : Gabrielle Petypon, Mme Sauvarel
Rachid Zanouda : le balayeur, un homme, le Duc Guy de Valmonté
et Jean -Jacques Beaudouin : Varlin
Christian Tirole : Émile

une production Théâtre national de Bretagne–Rennes (producteur délégué), Odéon-Théâtre de l’Europe, Italienne avec Orchestre, TNT – Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées, Espace Malraux scène nationale de Chambéry et de Savoie , Théâtre de Caen, Grand Théâtre du Luxembourg

créé le 21 avril 2009 au Théâtre national de Bretagne–Rennes

Réalisation : Don Kent
Une captation Arte, France Culture et AGAT films et Cie

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