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La Cerisaie - Variations chantées

mise en scène Susana Lastreto

:Présentation

"Huit comédiens et deux musiciens proposent une vision de La Cerisaie habitée par le comique et la passion voulues par Tchekhov et entretissée par ses lettres au metteur en scène Stanislavsky et à sa femme Olga pendant les répétitions. Dépouillée et musicale, c'est aussi un hommage empreint de nostalgie à l'inoubliable Cerisaie mise en scène par Peter Brook."

Comme je suis avant tout un auteur de théâtre (qu’on me pardonne de ne pas aimer les mots “autrice ou auteure”, même si c’est correct, et de vouloir choisir mon genre), je m’intéresse à la « fabrication » d’une écriture. Tchékhov a écrit de nombreuses lettres à sa femme où il raconte l’écriture de la pièce et ensuite ses démêlés avec Stanislavski ou avec les acteurs.
Notre Cerisaie navigue donc entre les actes, scrupuleusement respectés dans leur déroulement et les lettres de Tchékhov à propos de l’écriture de la pièce. J’ai choisi d’adapter les quatre actes en gardant les moments «phare» de chacun, pour permettre un meilleur tissage entre les différents textes sans alourdir le spectacle.
On part du principe d’un « choeur » selon l’enseignement d’un grand maître du théâtre, Jacques Lecoq : un groupe organisé de façon à occuper un espace organiquement. Ce n’est donc pas une «chorale», par principe immobile, mais un corps multiple en mouvement, empruntant au vocabulaire cinématographique ses déplacements : travellings qui dévoilent une scène, gros plans sur les personnages principaux, plans d’ensemble du choeur qui se déplace pour laisser apparaître une nouvelle scène.
Ils sont dix sur le plateau, huit comédiens et deux musiciens. Ils se partagent les rôles, passant de l’un à l’autre. Nous avons cherché à retrouver cet esprit baroque, puissant, loin de la retenue qu’on prête parfois à Tchékhov. J’ai revu des films russes, lu des auteurs : j’ai été frappée par leur sens du grotesque, par l’humour, la violence. Notre Cerisaie est donc parfois grotesque, violente et drôle. « Les femmes sont en blanc», écrit Tchékhov dans une de ses lettres. Va pour le blanc donc, pour les femmes… Et l’espace vide, peuplé d’ombres et de lumières, de quelques objets et de la présence des acteurs.

Susana Lastreto

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