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L'Empereur de la perte

+ d'infos sur le texte de Jan Fabre
mise en scène Jan Fabre

Distribution

Présentation

Écrit en 1996, L’Empereur de la perte – premier volet d’un diptyque composé de deux monologues avec Le Roi du plagiat – questionne l’identité, le statut de l’artiste. Ce texte que Jan Fabre revisite aujourd’hui est interprété par Dirk Roofthooft, acteur de renom avec lequel le metteur en scène travaille en grande complicité. Entre jonglage et pitrerie, un clown juché sur un podium délire, interprète, analyse. Il a pour compagne une minuscule fourmi, rêve d’impossible, et possède un cœur trop grand qu’il a dû extraire de son corps et dont il ne sait plus que faire. Poussé par un immense désir de puissance, ce clown fier en quête d’absolu déploie dans son art les multiples facettes d’un personnage aux attitudes paradoxales. Son corps est traversé, habité par d’autres figures. Tantôt Prospero, Satan ou clown, il rêve de lumière, et voudrait être un ange. Entre merveilleux et ironie, tragédie et grotesque, on retrouve dans ce texte, sans doute en partie autobiographique, l’un des credo du metteur en scène : “Chez moi, il est question de l’artificialité du théâtre, de la construction de l’image et de la métamorphose du corps.” Aucun texte ne peut exister sans l’acteur, les mots sont tissés pour et autour de lui mais ils doivent aussi subir la confrontation avec sa mise en jeu. Chez Jan Fabre, ils ne prennent vie que grâce aux acteurs pour lesquels il taille ce vêtement invisible entre ironie et émotion.

En vidéo

"L'Empereur de la perte" de Jan Fabre, bande-annonce