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L'Etat de siège


:Présentation

La ville au bord de la mer est étrangement paisible. Il ne s’y passe rien et le Gouverneur s’en réjouit. Le marché bat son plein, des comédiens répètent… Tout à coup, l’un d’eux s’effondre. Deux médecins diagnostiquent la peste. Un homme arrive, accompagné de sa secrétaire, il exige la place du Gouverneur : « Je suis la Peste », déclare-t-il.
L’état de siège est proclamé… La Terreur s’installe.
Aux « songeries du “vieux monde” », la Peste apporte l’ordre, la logique fonctionnelle de l’organisation, de l’administration, des listes, des fiches, des statistiques, de l’inquisition, de la persécution. Tout ce dont la Peste est le symptôme ou le nom !
Jusqu’à ce que la révolte s’organise, menée par un jeune homme : Diego.
Jusqu’à ce que le vent de la mer se lève…
Cette pièce rare, créée en 1948 par Jean-Louis Barrault, développe une allégorie multiple, teintée de fantastique, sur les régimes corrompus, autoritaires, fascisants. Albert Camus, dont les références furent souvent le théâtre espagnol de l’Âge d’or (Calderón, dont il a adapté certaines pièces) déclarait à son propos : « Mon but avoué était d’arracher le théâtre aux spéculations psychologiques et de faire retentir sur nos scènes murmurantes les grands cris qui courbent ou libèrent aujourd’hui des foules d’hommes. »

François Regnault

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