Accueil de « Crime et châtiment »

:Présentation

Ce qui me fascine c'est la façon dont Dostoïevski dépeint un certain pan de la société.
Une peinture à la fois psychologique et sociologique.
Pas « d'arrangement » possible, de concession ou de consensus dans le regard de Dostoïevski.
La « misère » n'est pas évoquée de manière globale ou surplombante. L'auteur comprend et décrit minutieusement la chute, la spirale vertigineuse dans laquelle l'homme s'avilit et plonge un personnage dans l'extrême humiliation ...

Comment ne pas songer, en sortant dans la rue, que le clochard assis sur le trottoir est une image plus authentique, plus forte et saisissante que toutes les représentations de la misère qui pourraient être faites sur scène ?
Comment représenter cette société toujours plus inégalitaire, tenter d'en saisir le reflet, les paradoxes, la complexité ?

A l'heure où les philosophes tentent d'analyser les motifs et moteurs de la violence d'aujourd'hui, et où les politiques brandissent la question de l'insécurité auprès de l'opinion, j'aimerais inviter le spectateur à entrer dans l'esprit de Raskolnikov, à sentir ses nerfs à vif et à sonder son âme, sans complaisance et sans jugement, avec à la fois la passion d'un enquêteur, l'implacabilité d'un scientifique ou d'un psychologue, la miséricorde d'un homme de foi, la curiosité, l'innocence et la crédulité d'un enfant...

Nicolas Oton

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