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Corrida

+ d'infos sur le texte de Denis Baronnet
mise en scène Antoine Bourseiller

:Entretien avec Denis Baronnet

Pouvez-vous résumer l’argument de la pièce ?

Denis Baronnet : Le public assiste aux déboires d’un tueur d’abattoir et d’un torero bulgare. On suit les tribulations de ces deux personnages improbables dans un entre-deux qui oscille entre rêve et réalité. Le texte n’est jamais univoque, il n’y a pas de clef. Je l’ai écrit volontairement comme ça. Aussi le metteur en scène est libre d’y démêler ce qu’il veut. Pour ma part, je refuse de décider si tout cela est réel ou non. Je suis parti de ce personnage du torero bulgare, un type complètement à côté de la plaque, un Don Quichotte à sa manière qui s’étonne de ne plus trouver dans son monde ni arènes ni toro. Je précise au passage que Don Quichotte est un de mes romans de chevet.D’ailleurs, il n’est même pas certain que ce type soit pour de bon un torero.

Il y a une caractéristique qui rapproche les deux héros, c’est qu’ils sont tous deux des tueurs…

D. B. : C’est en effet un point commun. Du coup, ils confrontent leurs idées respectives de la mise à mort. Pour se sortir de sa crasse, de sa misère, le torero se rêve en artiste tout en regardant de haut l’homme modeste qu’est le tueur d’abattoir. Sauf que ce dernier a lui aussi une métaphysique. Il peut être sensible lui aussi. De son côté, est-ce que le torero n’est pas un tueur comme un autre ? La mégalomanie en plus.

Êtes-vous amateur de corrida,«aficionado», comme on dit ?

D. B. : J’ai assisté une fois à une corrida en Espagne. La mise à mort m’a terrifié. Je ne pensais qu’à partir.

Comment êtes-vous venu à l’écriture dramatique ?

D. B. : J’ai commencé par le one man show au début des années 1990. J’ai fait pas mal de petites scènes. Dans un de mes premiers sketches, j’étais un serveur dans un restaurant chic qui, outre le service, faisait partie du menu en tant que viande. Je disais : « Madame veut bien tâter… ». En tout bien tout honneur. J’adore faire le clown. Mais ce n’était pas ma vocation d’être comédien, même si c’est un métier que j’ai exercé, entre autres dans le milieu du lyrique où l’on m’a aussi employé comme assistant. J’ai écrit beaucoup de choses dans un esprit assez humour noir. Ce qui m’intéresse dans cette pièce, c’est l’incongruité des situations. Le fait que les personnages soient désemparés, perdus, loosers. Il y a un côté jeu de massacre, plus ils s’enfoncent, plus on rit.

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