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Belle d'hier

Phia Ménard (Mise en scène), Jean-Luc Beaujault (Mise en scène)


:Présentation

Phia Ménard, artiste associée, nous invite à un bal d’un genre étrange, celui de femmes qui attendraient en vain leur prince charmant.
Sur scène, de grandes silhouettes congelées se déforment lentement en fondant. Alors se libère le geste des cinq danseuses, leur colère d’avoir été dupes des contes de l’enfance, leur joie d’en finir avec le mythe. Un spectacle d’une incroyable puissance visuelle.

« Travailler sur la disparition d’un mythe par sa transformation est resté pour moi une nécessité. Une fois encore, je me replonge dans des questions de transformations, d’identités, d’images des corps, de la trace du temps, de l’interaction des éléments, de paysage visuel, de manipuler ou être manipulé pour tenter de questionner les codes de nos sociétés.

Avec Belle d’Hier, je m’attaque à la transformation d’un mythe. Je pose mon regard sur cette phrase transmise de générations en générations : «Un jour, ma fille, tu seras une princesse et tu rencontreras le prince charmant». Aussi anodine que puisse paraître cette petite phrase, elle n’en est pas moins l’ébauche du mythe hétéro-patriarcal qui voudrait que la femme soit sauvée de ce monde par l’arrivée de l’homme ! Ne voyez-vous pas là quelque chose de désuet se construire sur un mythe ? Je suis d’une génération nourrie de révolutions inachevées.

Celle d’une libération de l’être plus que d’une revendication de son égalité. Je suis une femme en devenir et je pense l’être jusqu’à la fin. Je m’approprie chaque jour de nouveaux codes pour les tester, les digérer et les reproduire pour faire disparaître les doutes quant à mon identité. Je joue le jeu pour comprendre et sûrement y trouver l’apaisement d’une place. Peut-­on avoir pour volonté de devenir dupe ? Je ne le pense pas, peut-être acceptons nous d’être dupé par romantisme ? Comment le savoir ? Faut-­il se soigner ou continuer à croire que le prince viendra, que l’élu nous sauvera, que l’amour et tout le packaging feront de nous des êtres enfin accomplis ! Le Prince, la princesse, l’amour éternel et son mythe ? Le mythe ? Et si sa destruction nous était salvatrice ? Attaquons-nous à la détresse qu’il provoque. Intéressons‐nous à sa transformation, au moment où il s’effondre et qu’il provoque rejet et l’envie d’exploser. Passé le moment de désillusion, de la violence, jouissons du souffle de vie qu’il crée. Fêtons la crise qui engendre un sursaut d’envies. Je m’intéresse à une utopie qui serait d’échapper au mythe. »

Phia Ménard

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