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Barbe Bleue (la scène primitive)

+ d'infos sur le texte de Nicolas Fretel
mise en scène Frédéric Maragnani

: Présentation

« Il était une fois un homme qui avait de belles maisons à la ville et à la campagne, de la vaisselle d’or et d’argent, des meubles en broderie, et des carrosses tout dorés ; mais par malheur cet homme avait la barbe-bleue : cela le rendait si laid et si terrible, qu’il n’était ni femme ni fille qui ne s’enfuit de devant lui… »
La Barbe-Bleue de Charles Perrault



L’histoire : Barbe-Bleue (la scène primitive) est un conte initiatique sur la sexualité, la construction du désir, la recherche des géniteurs. La jeune fille et Barbe-Bleue vivent dans un grand château. rempli d’animaux empaillés. Ils sont servis et accompagnés par une religieuse, Maria. La jeune fille est chaste et vierge. Pour elle : deux interdits : ne pas ouvrir sa ceinture de chasteté et ne pas ouvrir la petite salle du château qui possède un secret. Barbe-Bleue est hanté par la recherche de la scène primitive. Il a construit dans cette petite salle une machine à remonter le temps pour assister à cette scène primitive. Maria, la servante, se tord d’amour pour Barbe-Bleue et de jalousie pour la jeune fille. Elle cherche à connaître ses origines par le biais de cette machine. Tous trois vont découvrir au fur et à mesure le secret qui les lie…


Nicolas Fretel use des nombreux outils de l’écriture pour nous emmener sur des chemins d’un fantastique trash, oscillant entre l’esthétique du film noir, une sorte d’expressionnisme débridé, un baroque sado-masochiste assumé : procédé du « sampling », c’est-à dire de la reprise organisée de la partition, du ressassement, de pantomimes… et met en avant ces préoccupations d’artiste : s’adresser à l’inconscient du spectateur en travaillant sur la terreur de l’irreprésentable (la scène primitive d’accouplement) l’interdit, l’exclusion du monstre (Barbe-Bleue n’est-il pas un « monstre » dont la barbe bleue le rend si laid et si terrible que toute femme ou fille ne peut que s’enfuir devant lui...), la peur des changements et des transformations du corps (perte de la virginité).

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