Lancement de la 10ème édition du Prix Ado du théâtre contemporain

mar. 03/10/17 : 14:30 13:45 14:00 à Amiens - Maison du Théâtre d'Amiens

Le texte lauréat du Prix Ado du Théâtre Contemporain 2017 sera joué par les élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional.
Une lecture-spectacle qui correspondra davantage à une performance puisque ces élèves auront 4 jours de stage pour ce travail de lecture avec l’auteur lauréat, Jean-Paul Alègre.
A la suite de ce prix, la Maison du théâtre en partenariat avec le Conservatoire à Rayonnement Régional souhaitaient faire entendre ce texte au plus grand nombre et décident d’organiser un stage de 4 jours avec l’auteur Jean-Paul Alègre, à destination d’un groupe d’élèves en cycle 2 et cycle 3 d’Art Dramatique au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Amiens. Ce stage se déroulera à la Maison du Théâtre du 27 au 30 septembre. Le texte sera donc mis en espace lors de ce stage par l’auteur lui-même.

L’AUTEUR

Jean-Paul Alègre est depuis plusieurs années un des auteurs vivants les plus joués en France d’après les statistiques de la Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d’Animation. Il est traduit dans vingt-cinq langues (anglais, allemand, espagnol, russe, mais aussi japonais, arabe, estonien, grec ou … breton et gallo !) et joué dans quarante pays. L’intégralité de son théâtre (plus de cinquante pièces) est publiée aux éditions de L’Avant-Scène. Dans son Anthologie des auteurs dramatiques de langue française de 1950 à 2000, Michel Azama dit de lui : « Son optimisme, sa passion pour autrui et son amour du clown et du théâtre se retrouvent dans ses textes qui ne désespèrent jamais du rude combat des hommes. »

LA PIECE

Au milieu de la ville d’Hiroshima coule la rivière Ota, paisible et majestueuse. Soixante-dix ans après, Ota raconte Hiroshima.
Au début des années 1940, c’est une ville où il fait si bon vivre que la jeune Akimitsu écrit à son petit frère Yoshi de quitter Tokyo pour venir la rejoindre chez leur oncle… Mais à l’autre bout du monde, une poignée d’hommes, à la Maison-Blanche, en décide autrement : le 6 août 1945, par une magnifique matinée d’été, un avion largue au-dessus de la ville une bombe atomique d’une puissance jusqu’alors inégalée. Un éclair déchire le ciel, une énorme explosion retentit, suivie d’un silence de mort. Ota entre en ébullition. Une pluie noire recouvre la terre dévastée. Le jour cède sa place à la nuit.

« Cette pièce est née dans des circonstances bien particulières. Alors que je me trouvais au Japon pour la création de Deux tickets pour le paradis, je fus invité à présider l’anniversaire d’une association culturelle franco-japonaise, à Hiroshima.
Après une visite émouvante du Mémorial pour la Paix, j’eus une conversation tout aussi émouvante avec le gouverneur de la ville.
De là est née l’idée de la pièce. Mais, tellement de choses ont été écrites sur le sujet ! Il fallait donc trouver un angle d’attaque qui appartienne au théâtre. Or, j’avais été particulièrement marqué par le fait que la rivière Ota, qui traverse Hiroshima, avait été portée à ébullition, au moment de l’impact, dans la zone du point zéro. Pour moi qui suis amoureux de mes gaves des Pyrénées, cela me semblait inconcevable. De ma conversation avec le gouverneur d’Hiroshima, est née cette idée de donner la parole à cette rivière que la folie des hommes a transformée en piège mortel, pour les rares rescapés qui se sont jetés dans ses flots en croyant soulager leurs brûlures.
Ce serait donc la rivière qui raconterait directement aux spectateurs cette terrible histoire. Ensuite, j’ai lu de très nombreuses pages sur le processus de préparation de la bombe et j’ai essayé de rendre compte, de la manière la plus simple possible, de ce processus effroyablement complexe, sans jamais perdre de vue que je ne suis absolument pas un scientifique, mais un artisan du théâtre, dont le travail est de donner à un metteur en scène et à une compagnie, un ouvrage qui puisse être porté sur les planches…
J’ai été particulièrement fasciné par la confrontation des deux présidents de l’époque avec leur conseiller scientifique. Ces scènes occupent une part importante de la pièce. Et puis, il fallait bien représenter les humbles. Ceux qui seraient victimes de ces enjeux qui les dépassent totalement. C’est ainsi que sont nés mes deux petits japonais, qui vont l’un vers l’autre en suivant les rives d’une rivière paisible, dont ils ne savent pas qu’elle va soudainement se trouver au cœur d’une des plus grandes catastrophes de l’histoire de l’humanité. »
Jean-Paul Alègre

Calendrier

Le 03/10/2017 14:30
Amiens Maison du Théâtre d'Amiens
Le 05/10/2017 13:45
Laon Maison des Arts et des Loisirs
Le 06/10/2017 14:00
Amiens Le Safran