Les maquettes du JTN au Théâtre du Vieux-Colombier

ven. 01/07/16 : 19:00 à Paris - Théâtre du Vieux-Colombier

Vendredi 1er juillet à 19h au Théâtre du Vieux-Colombier
LES MAQUETTES DU JTN

EUROPE MON AMOUR (MEMORIES OF SARAJEVO)
Conception et mise en scène Julie Bertin et Jade Herbulot, Le Birgit Ensemble
suivi de
LES JUSTES de Albert Camus
Mise en scène Tatiana Spivakova

Nous vous invitons à découvrir les maquettes du JTN, projets personnels des artistes JTN.
Les maquettes, dont la durée ne dépasse généralement pas quarante-cinq minutes, sont réalisées avec peu de moyens techniques. Elles permettent de juger de la pertinence des choix de mise en scène à partir du jeu de l’acteur.

Entrée libre sur réservation : 01.48.04.86.40

Durée prévue : 1h50 (1ère partie : 45 mn, entracte : 15 mn, 2ème partie : 45 mn)

Théâtre du Vieux-Colombier
21 rue du Vieux-Colombier 75006 Paris


EUROPE MON AMOUR (MEMORIES OF SARAJEVO)
Conception et mise en scène Julie Bertin et Jade Herbulot, Le Birgit Ensemble
Scénographie Camille Duchemin
Costumes Camille Aït-Allouache
Son Marc Bretonnière
Musique, arrangements Grégoire Le Touvet
Production, diffusion Juliette Medelli et Luc Reboullet (Copilote)

Avec Eléonore Arnaud, Julie Bertin, Lou Chauvain, Pauline Deshons, Pierre Duprat, Anna Fournier, Kevin Garnichat, Jade Herbulot, Lazare Herson-Macarel, Timothée Lepeltier, Elise Lhomeau, Antoine Louvard, Morgane Nairaud, Loïc Riewer, Marie Sambourg, Anaïs Thomas

Première étape de travail

Cela commencerait comme un cauchemar. Dans la pénombre, une jeune femme vacillante erre sur le plateau. C’est la princesse Europe, essoufflée, qui marche et perd l’équilibre. Au loin, des sons se font entendre par intervalle, des bruits de guerre peut-être. Sur le mur du fond, furtivement, on croit lire quelque chose quand, brusquement, le noir se fait à nouveau. Rêve prémonitoire ou fantômes du passé ? Europe a disparu…

Helmut Kohl, Giulio Andreotti, Elisabeth II, François Mitterrand, Felipe Gonzales et, avec eux, les autres signataires du traité de Maastricht chantent gaiement L’hymne à la joie et célèbrent la nouvelle Union européenne : « Vive la démocratie ! Vive la liberté ! Vive l’Europe ! » Ils trinquent au nouvel ordre européen, se tapent dans le dos, un sourire aux lèvres.

Avril 1992 : nous sommes à présent à Sarajevo où commence un long siège de trois ans. Les habitants tiennent coûte que coûte face aux forces nationalistes serbes soutenues par l’armée fédérale de Yougoslavie qui bombardent continuellement la ville. Une nouvelle vie s’organise : il faut lutter pour rester digne. À trente ans, que nous est-il permis d’espérer de l’Europe ? En se ressaisissant de l’histoire du siège de Sarajevo à son moment le plus critique, à savoir l’année 1992-1993, nous tentons de confronter la réalité du siège du point de vue des Sarajéviens avec le discours idéaliste et humaniste des dirigeants de l’Union Européenne. Nous voulons regarder bien en face les contradictions de cette Europe des années 1990 et saisir les traces laissées dans nos inconscients politiques par une guerre sanglante qui n’aura laissé personne indemne.

LES JUSTES de Albert Camus
Mise en scène Tatiana Spivakova
Collaboration artistique Christelle Saez
Création lumière Cristobal Castillo
Création image / vidéo Julien Saez
Création sonore Malo Thouément
Scénographie Alexis Diers
Conseillère artistique Elsa Fabrega

Avec Amir El Kacem, Viktoria Kozlova, Mathieu Métral, Alexandre Ruby, Christelle Saez, Julien Urrutia et Tatiana Spivakova

Moscou. 1905. Un groupe d’hommes œuvre en secret à faire sauter l’autocratie, ennemie de la liberté.
Animés par cette idée dans un dévouement sans bornes, ils choisissent de sacrifier leur vie et s’astreignent à suivre leur idée sans jamais céder au cœur.
Pourtant c’est bien du cœur que naît la parole de Camus.
L’amour pour la créature.
Abjecte et magnifique.
Il nous offre des hommes dans tout ce qu’il y de plus grand et de plus bas.
Déchirés entre la violence inévitable de l’homme et leur inhérente pudeur, leur désir d’espérance.
C’est leur engagement politique qui les façonne, leur soif intarissable de justice et de paix.
Ils sont prêts à payer de leur vie pour cela. A tout détruire. « D’abord le grand duc ».
Faire sauter la calèche.
Le geste suspendu à la vue des enfants.
L’innocence perdue.
Yanek, Dora, Boris, Stepan et Alexis se heurtent tour à tour à leurs propres limites. Pourtant, il faut marcher.
Comment ne pas céder à la peur ?
Marcher.
Se révolter pour exister, ensemble. Détruire l’ordre universel s’il le faut pour revenir à sa base fondatrice - l’Homme.
En racontant la fraternité d’hier, Camus nous met face à la nôtre.

Calendrier

Le 01/07/2016 19:00
Paris Théâtre du Vieux-Colombier