Photo de France Culture

France Culture

Type de structure : Média

écouter

en partenariat avec France Culture

Pierre Bourdieu (1930 - 2002) : un sociologue "indigné"

"Vouloir être et vouloir se choisir, c'est d'abord se refuser à être ce qu'on n'a pas choisi d'être" écrivait Pierre Bourdieu dans Les Héritiers. Avec des livres majeurs comme Les Héritiers, la Distinction, ou Le Sens pratique, il s'est imposé comme une figure essentielle des sciences sociales.

sam. 07 janvier 2012

Gertrude Stein

sam. 12 novembre 2011

Nathalie Sarraute

Toute petite, dans son lit à barreaux, Natacha Tcherniak joue aux mots. Elle les prononce tout haut et lentement, et les regarde s’échapper comme des papillons, redoutant le moment où ils finiront comme les autres, épinglés dans l’horrible boîte à signification. Déchirée entre son père et sa mère, ballotée entre la Russie et la France, Nathalie Sarraute est définitivement entrée dans ce qu’elle appellera plus tard « l’ère du soupçon ». Les tumultes de l’histoire se chargent ensuite de renforcer sa méfiance à l’égard des mots creux et des phrases assassines. Dénoncée comme juive pendant la guerre, l’écrivain maintiendra le silence face à l’innommable pour mieux l’explorer dans les failles du langage. A plus de 95 ans, elle entendait encore la police du langage frapper à la porte : Ouvrez ! A sa manière instinctive et infaillible, Nathalie Sarraute conduisait en lieu sûr les mots manquants et incertains.

sam. 22 octobre 2011

Jean Cocteau, poète insatiable et instable (1889-1963)

Un trajet dans la vie de Cocteau, avec des témoignages du poète lui-même, mis en relief par les intervenants du jour, qui tenteront de cerner les morts et renaissances d’un homme qui chercha toute sa vie une identité dans laquelle il pourrait, enfin, se reposer.

dim. 15 mai 2011

Gilles Deleuze (1925-1995)

Portrait de Gilles Deleuze, figure intellectuelle représentative des années 1970, et retour sur l'essence de sa philosophie.

dim. 01 mai 2011

Harold Pinter (1930-2008)

La lecture des pièces de Pinter est une expérience sensorielle. Elle nous fait ressentir ce fluide malsain qui lie entre eux les êtres, et qui est fait de pouvoir : Celui qu’on subit, celui qu’on fait peser sur l’autre. En mettant simplement en présence des personnages sans histoire propre, Pinter déploie, avec la puissance que n’aura jamais la démonstration théorique, une pensée philosophique. Le totalitarisme est pour lui partout, y compris et surtout dans nos sociétés dites démocratiques, et c’est ce qu’il a asséné une fois encore lors de la réception de son prix Nobel de littérature, en 2005. Pinter lui même n’était pas dénué d’ambigüité. Ne jouait-il pas de son pouvoir, lui aussi ? N’était-il pas colérique ? Prêt à faire le coup de poing ? Dans ce numéro d’Une vie, Une Oeuvre qui lui est consacré, nous tâcherons d’en apprendre plus l’homme tout autant que sur sa pensée. Nous donnerons aussi à entendre l’écriture « pinteresque » et apprendrons à écouter ses silences.

dim. 23 janvier 2011