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Raoul Collectif

Belgique

Présentation

L’enseignement du Conservatoire de Liège accorde une importance capitale à la réflexion politique (au sens large), psycho-sociale et philosophique comme fondement du métier d’acteur. Les jeunes artistes qui s’y forment sont donc pour la plupart engagés dans les débats qui taraudent la société contemporaine, actifs dans les forces concrètes qui cherchent soit à la transformer, soit à indiquer dans sa marge des voies alternatives.

C’est dans ce creuset que sont nés, dans la foulée d’un exercice d’étudiants présenté à plusieurs reprises en 2008, LE RAOUL COLLECTIF et l’embryon d’une forme aujourd’hui transformée en spectacle : LE SIGNAL DU PROMENEUR.

Romain David, Benoît Piret, David Murgia, Jean-Baptiste Szezot et Jérôme De Falloise (selon l’ordrearbitraire et de g. à dte, de ce cliché), jeunes acteurs exigeants, se sont engagés dans la voie quelque peu utopique, lente mais fertile de la création en collectif. Ils ont élaboré ensemble une méthode de travail qui prend en charge toutes les dimensions de la création et de la production (documentation, mise en scène, scénographie, son, lumière, texte, diffusion,...) en n’excluant pas le recours ponctuel à un « oeil extérieur » et à d’autres forces qui gravitent autour du collectif (assistante, directeur technique, costumière,...). De cette dynamique – sorte de laboratoire pratique de démocratie-, de la friction de leurs cinq tempéraments se dégage une énergie particulière perceptible sur le plateau, une alternance de force chorale et d’éruptions des singularités, une tension réjouissante, tant dans le propos que dans la forme, entre rigueur et chaos, gravité et fantaisie.

Pas étranger à ce paradoxe, leur premier opus, LE SIGNAL DU PROMENEUR, tente de faire un peu de lumière sur ce que pourraient signifier les destins d’individus en lutte radicale, solitaire, violente, voire mortifère- avec leurs milieux respectifs, parfois avec la société toute entière. De quel désir, de quelle énergie témoignent ces fuites, ces exils, ces arrachements – parfois désespérés et tardifs -aux cadres convenus, aux valeurs en cours ?