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Marie Lamachère

France

Voir aussi : // Interstices

Présentation

Marie Lamachère est metteuse en scène et dramaturge et directrice artistique des // Interstices, compagnie de théâtre basée à Montpellier. Elle est artiste associée au Forum du Blanc-Mesnil (2014-) puis aux Scènes Croisées de Lozère (2015 à 2017), et Théâtre du Beauvaisis (de 2016 à 2019). En 2018, elle fait partie de l'Ensemble Artistique du Centre Dramatique National de Montpellier.

Diplômée des Universités Paris X - Nanterre et Paul Valéry Montpellier III (DESS Dramaturgie et Mise en scène, et Maîtrise de Lettres Modernes), elle s’est intéressée aux passerelles entre la danse et le théâtre. Elle a poursuivi ses recherches sur le jeu d’acteur en suivant des stages, avec notamment Jerzy Klesyk, Mark Tompkins, Alain Buffard, Ko Murobushi, Carlotta Ikeda, MM. Umewaka (Nô)...
Elle dirige souvent stages et ateliers de jeu et dramaturgie en direction de professionnels, d’amateurs, d’étudiants, ou d’acteurs et danseurs en formation au Conservatoire de Montpellier, de Blois, au CCN de Rillieux-la-Pape... Elle intervient aussi parfois dans les collèges et lycées de la Région Languedoc- Roussillon, et sur les lieux où elle est artiste associée.

Mises en scène, direction de compagnie

Avec // Interstices, compagnie qu’elle créée et dirige, Marie Lamachère réalise ses premières mises en scène : Lulu/Love/Life de Francine Landrain, Suaires de Patrick Kermann, Paysage sous surveillance de Heiner Müller, suivi d’une adaptation des Thèses sur le concept d’histoire de Walter Benjamin.

De 2004 à 2007, elle travaille pendant quatre ans, en collaboration avec le poète et metteur en scène canadien Royds Fuentes-Imbert, pour la réalisation d’un diptyque Faux Bals (Faux Bals I - Chant de la tête arrachée, Éditions L’Entretemps, 2007 / Faux Bals II - Barbe-Bleue, l’opéra de l’homme amer).

En 2008, elle a présenté une adaptation et réécriture de La douce de Dostoïevski, sous le titre Bal perdu, une danse macabre (création à L’Échangeur de Bagnolet).

En 2009-2010, portés par une réflexion liée aux formes multiples et rhizomatiques de leurs réalisations, Marie Lamachère, // Interstices et le collège d’acteurs du Théâtre de la Valse, dirigé par Michaël Hallouin, s’associent pour expérimenter de nouvelles modalités de productions et réfléchir, tant en termes artistiques qu’en termes politiques et économiques, sur les relations qui se nouent au cœur des productions artistiques. Leur première réalisation est Woyzeck de Georg Büchner. Créée en novembre 2010, au Théâtre du Périscope à Nîmes, la pièce tourne pendant trois ans. (Théâtre Garonne à Toulouse, CCN de Rilleux-la-Pape, La Vignette Montpellier, CDR de Tours, Théâtre de Mende, Théâtre d’Arles, SN de Chambéry, Espaces Pluriels à Pau, CNES La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, Festival Printemps des Comédiens de Montpellier...). Cette création est l’occasion d’expérimenter un travail approfondi sur l’engagement physique de l’acteur.

En 2012, la compagnie // Interstices est conventionnée par la Drac et la Région Languedoc-Roussillon. Les artistes associés à la compagnie - Michaël Hallouin, Marie Lamachère, Laurélie Riffault, Damien Valero – décident de fonctionner comme une troupe « permanente ».

En 2013 et 2014, souhaitant approfondir cette fois-ci un travail sur la parole, Marie Lamachère engage la compagnie sur la création de sept pièces et textes de Samuel Beckett : En attendant Godot, quatre soli sur les poèmes des Têtes Mortes, et deux pièces courtes : Quoi où et Fragment de théâtre II. Les pièces tournent trois ans (CDN de Montpellier, Le Forum du Blanc-Mesnil, la HaG-SN de Blois, Théâtre de Tulle, Théâtre Jean Vilar et Théâtre la Vignette à Montpellier, Le Périscope à Nîmes, L’Échangeur de Bagnolet, Théâtre d’Aurillac, L’Archipel SN de Perpignan...)

En 2014, la compagnie // Interstices est «artiste associé» pour trois ans au Forum, scène conventionnée du Blanc-Mesnil. En décembre 2014, la résidence est interrompue suite au changement de municipalité qui arrête brutalement l’activité du Forum.

À partir de 2016, Marie Lamachère renoue avec des questions liant dramaturgie et questionnements politiques avec deux axes : une approche critique et dialectique avec Bertolt Brecht et une approche selon la perspective utopique.
Elle met en scène Sainte Jeanne des abattoirs de Bertolt Brecht avec une équipe de treize acteurs au plateau (création le 8 mars 2016 à la MC2 Grenoble, puis tournée au Théâtre du Beauvaisis, Théâtre d’Arles, SN d’Alès, Scènes Croisées de Lozère, Echangeur de Bagnolet, La Vignette à Montpellier).
Les deux prochaines créations (prévues en novembre 2017 et septembre 2019) se feront à partir des idées de Charles Fourier, à partir d’un travail d’enquête sur les modes de vie en « communautés », et en collaboration artistique avec l’autrice et dramaturge Barbara Métais-Chastanier.

En 2016-17-18, la compagnie // Interstices est « artistes associés » aux Scènes Croisées de Lozère, scène conventionnée et, en 2016-17-18-19, au Théâtre du Beauvaisis, scène nationale de l’Oise en préfiguration. Elle fait partie de l'Ensemble Artistique du Centre Dramatique National de Montpellier en 2018-19-20.

Collaborations artistiques (actrice, dramaturge, assistante à la mise en scène)

De 1998 à 2004, elle a travaillé comme assistante à la mise en scène et actrice sur cinq spectacles de l’auteur et metteur en scène Alain Béhar (Monochrome(s), Par un Bout, Bord et Bout, Tangente, Sérénité des impasses).

De 2007 à 2009, elle travaille comme actrice et dramaturge avec Chantal Morel pour l’adaptation des Possédés d’après le roman de Dostoïevski, ainsi qu’avec Michaël Hallouin et le Théâtre de la Valse (Richard II de Shakespeare, Poursuite du Vent).

Elle jouait en 2011 dans On ne sait comment de Pirandello, mis en scène par Marie-José Malis.

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