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Lev Dodine

France

Présentation

Né en Sibérie en 1944, vit à Saint-Pétersbourg. À sa sortie de l’Institut de théâtre, il monte Tourgueniev, Ostrovski, Golding, Raspoutine, Dostoïevski, Williams.

En 1983, il prend la direction d’une petite salle de sa ville, qui dépend de la région de Léningrad, le Maly Drama Theatre. Six ans plus tard, ce petit théâtre est mondialement connu.

C’est l’oeuvre de Fedor Abramov qui le fera connaître, en Russie d’abord avec La Maison et par la suite dans le monde entier avec Frères et Soeurs. C’est un événement rarissime qu’un théâtre d’art connaisse un tel succès planétaire. Mais l’aventure ne s’arrête pas là ; Les Étoiles dans le ciel du matin de Galine qui raconte l’expulsion des prostituées de Moscou pendant les JO de 1980 est un chef-d’oeuvre.

Mais c’est avec Gaudeamus (d’après Bataillon de construction de Sergueï Kalédine) que les étudiants que Dodine vient juste d’intégrer dans son théâtre partiront sur les routes des cinq continents.

La MC93 passera ensuite commande au Maly de Claustrophobia, sur des textes de Vladimir Sorokine et Ludmila Oulitskaïa, une sorte d’arrêt sur image de la Russie post-Gorbatchev. Dodine s’attaque à Dostoïevski. Il monte Les Démons, avec toute la troupe, un spectacle de onze heures acclamé lui aussi. Il adapte aussi à la scène le roman d’Andreï Platonov, Tchevengour, qui raconte comment l’idée de communisme entre paradis sur terre et communes anarchistes primitives est parvenue dans les lointains villages de Russie. Puis il met en scène en 2000 Molly Sweeney de Brian Friel.

Au moment où le théâtre devient moins surveillé en Russie, Dodine se met paradoxalement à monter les grandes pièces classiques de Tchekhov : La Cerisaie, Platonov, La Mouette, Oncle Vania. En 2007, il aborde Shakespeare avec Le Roi Lear à Moscou, dont il a récemment mis en scène Peines d’amour perdues. En février 2007, il crée à la MC93 Vie et destin d’après Vassili Grossman. Après Le Long Voyage vers la nuit d’Eugène O’Neill, il remonte en 2009 Sa Majesté des mouches de William Golding qu’il avait déjà créé en 1986.

Il aborde l’opéra en 1995, avec Elektra au Festival de Pâques de Salzbourg. Suivent Lady Macbeth de Mzensk à Florence (1998), Mazeppa d’après Poltava, poème de Pouchkine à la Scala de Milan (1999), La Dame de pique de Tchaïkovski, coproduction entre l’Opéra d’Amsterdam, le Mai musical florentin et l’Opéra de Paris (1999-2001), Le Démon d’Anton Rubinstein au Théâtre du Châtelet et au Théâtre Mariinski, Othello au Teatro Comunale de Florence et Salomé de Richard Strauss à l’Opéra national de Paris.

Parrallèlement, Lev Dodine enseigne depuis plus de trente-cinq ans à l’Académie théâtrale de Saint- Pétersbourg où il a formé des générations d’acteurs.

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