«Nous étions les premiers qui eussent forcé l’accès de cette mer silencieuse.» Sous un soleil rouge, l’équipage fuit la terre sur des mers violentes, mers de glace ou d’huile
putride. Les marins de Coleridge pourfendent les flots. Le maître à bord abat un albatros qu’il devra porter à son cou jusqu’à la rémission de son péché.
Tous côtoient des créatures funestes, dont une femme aux cheveux d’or, la mort. Seul le poème semble pouvoir sauver le navigateur au passé trouble. Aussi dit-il, le vieux
marin : « Cette carcasse-ci sur-le-champ fut tordue / Dans les affres d’une épouvantable agonie / Je dus tout aussitôt commencer mon récit / Lorsque je l’eus
fini, la douleur me quitta.»
Toute représentation publique est strictement interdite sans autorisation.
Inspiré du Dit du vieux marin de Samuel Taylor Coleridge traduit par Jacques Darras et Le Quart de Nikos Kavvadias.