Dans la lumière anonyme d’une chambre d’hôtel où quelques spectateurs – une quinzaine tout au plus – ont été invités à se glisser, un homme nu, monologue, assis sur son lit. Pensées imprécises et nostalgiques, fragments de journées et de vie d’homme d’affaires décousus où le dernier repas chinois succède à l’aversion pour les chauffeurs de taxis, où l’hésitation à mater un porno le dispute aux peines de cœur ou à l’envie de fumer. Le récit d’une solitude qui tente d’assembler dans la nuit un puzzle d’existences, avec beaucoup moins de facilités qu’il ne lui en faut pour régler et conclure les affaires diurnes de sa profession.