Ziani Cherif Ayad nous invite à le découvrir à travers la correspondance que son ami Bachir Adj Ali a adressé à sa femme Lucette du pénitentiaire de Lambèse. À lire et à entendre cette correspondance, on est saisi par sa puissance poétique dans laquelle la part intime de l’homme et l’histoire qui se fait nous projettent dans un passé qui continue de mordre sur le présent. Ces lettres sont écrites par un homme qui a été arrêté en 1965, torturé et emprisonné pour ses idées, pour son combat pour les libertés et pour son opposition politique dans un pays qui a payé son indépendance au prix d’énormes souffrances. L’Histoire semble tourner en boucle.