Les Bouts de bois de Dieu évoque la longue grève qu’ont menée, d’octobre 1947 à mars 1948 les cheminots du Dakar-Niger. Ils veulent conserver les traditions et coutumes, luttent pour l’amélioration de leurs conditions de travail et revendiquent leur dignité. Si les Africains ont peur du long silence des machines, les Européens cherchent à maintenir le prestige d’une Afrique coloniale. « Les hommes et les femmes qui engagèrent cette lutte pour une vie meilleure ne doivent rien à personne, ni à aucune “mission civilisatrice”, ni à un notable, ni à un parlementaire. Leur exemple ne fut pas vain depuis l’Afrique progresse.»