Imaginons un appartement vide, quelqu’un vient de le quitter ou va le quitter, on sent encore sa présence en creux, les visiteurs habitent de leur bref passage ces pièces arrachées à l’utile, aux territoires des bureaux. Dans cet espace fragile, l’inutile a gagné en volume, en respiration, en intensité. Cette installation-déambulation, par le croisement affirmé avec les arts plastiques, esquisse un théâtre hors-la-scène, qui s’intéresse à la salle du théâtre, mais aussi au bâtiment-théâtre, à son implantation. Le théâtre vu comme un lieu-frontière avec le dehors, dont il garde l’empreinte tout en le recyclant dans son laboratoire pour mieux y revenir. Parce que le regard que nous portons sur le réel est au centre de l’acte théâtral comme de notre quotidien.
Toute représentation publique est strictement interdite sans autorisation.