Quarante-neuf spectateurs privilegiés à pénétrer dans l'antre magique de la chambre du Professeur Swedenborg, ce suédois émigré, qui après s'être réfugié à Vienne, parcourt l'Europe en tout sens, consacrant son temps à l'observation des phénomènes astronomiques, étudiant les traces laissées dans l'air par le son, la foudre, la pensée... Oscillant entre les textes de Beckett, Einstein, Fernando Pessoa, Oscar Wilde, Rolls Joyce ... Michel Jacquelin crée un collage, devenant à son tour l'inventeur d'une image impossible, une vision qui ne se conçoit qu'une fois, tels les Hapax que quête le génial Swedenborg, ces phénomènes lumineux qui ne se produisent qu'une fois et que seule la photographie peut capter. Entre espaces du dehors et espaces du dedans, au milieu d'objets performants mettant en jeu l'incrédulité du spectateur, tels une sonnette-sein déclenchant les aboiements du chien, "l'urinoir a-boyeur", le lit dévorateur, le spectateur est perdu, introduit, évacué, jusqu'à en avoir la tête qui tourne, ne plus savoir que croire, ne plus identifier l'espace sur lequel il est posé
Toute représentation publique est strictement interdite sans autorisation.
Co-écrit avec Odile Darbelley