Le récit commence dans le blanc de la neige et se termine dans le blanc de la mort. Pauline a trois ans. On est à la fois stupéfait par les infinies ressources des enfants face à des parents désemparés et profondément touchés par l’histoire dont l’héroïne est une petite fille infiniment aimante, infiniment aimée. Entre l’aveuglement de celui qui refuse d’admettre l’issue fatale de la maladie de sa fille et les pays imaginaires où la fille entraîne son père, entre l’espoir d’une guérison et l’immensité d’un monde intérieur de rêve et de fantaisie, on découvre un amour aux accents d’éternité. Sur scène, il n’y a qu’elle et lui. Il parle, elle ne dit presque rien, elle est à la fois proche et lointaine.