J’en suis sûr
chacun préférerait tout comprendre
plutôt que rien
Oui
ça fait plus mal de ne pas comprendre
Parce qu’on est trop rigide, trop coincé
Ou trop fermé
ou trop dur
Peut-être qu’il vaudrait mieux que ça passe
via l’orifice de l’oreille dans le cerveau
Par les yeux rentre plus de peur
et ça rend probablement plus difficile le tri et l’orientation
Ce qui interdit toute compréhension
Peut-être les deux sont contrebalancés de telle sorte
que le plus souvent, on ne sait plus si on comprend quelque chose
Ça devient moins cloisonné
et ça s’exprime tout simplement à travers ce qu’on fait
À travers ce qu’on dit pour l’exemple
O.k., o.k., théorie-théorie
bizarre
Antithèse
tout est toujours contenu en un X
Oui mais comment ?
c’est ça la question
Plutôt comme réflexe
Action
réaction directe à quelque chose
Ou rumination
Même si au fond
on a à peine le choix
Parce que ça s’échafaude tout seul
en fonction de ce qu’on sait faire le mieux
de la manière dont on se retrouve le mieux
Et ça s’optimise après, ce qui n’est quand même pas mal
Extrait de Katarakt de Rainald Goetz,
texte français de Olivier Cadiot,
en collaboration avec Christine Seghezzi-Katz et Laure Hémain.