theatre-contemporain.net

 
vous êtes ici : Accueil Éditions FrigoS En savoir plus
 
Partager ce texte » 
 
 
 

L : “ On sonne ! On sonne et ma femme de ménage n'est pas là ! Rappelez-moi, Hugh ! Qui sonne ? Je ne suis pas là ! J'écris mes mémoires ! Qui est là ? Au secours !
Allô ? Le patron ?
C'est moi.
J'ai trouvé le frigidaire. Mais j'ai dû mettre hors de jeu la propriétaire du frigidaire. Je lui ai fait avaler de l'éther mais je ne l'ai pas tuée. Mais non, je vous jure que je ne l'ai pas violée. Elle était déjà violée quand je suis arrivé. Par un certain Monsieur Alouette, son chauffeur, mari de sa gouvernante.
Le frigo ? Je ne l'ai pas ouvert, j'ai peur de sauter avec. ”

Entre Goliatha, la femme de ménage. Goliatha :
“ Où c'est qu'elle a laissé ses sels ? Où est son sac maya qu'elle a acheté aux Indes,
où elle dissimule ses drogues ? Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Un frigo ?
Elle est folle, un frigo au milieu de la scène !
(au téléphone)
Allô ? La petite patronne s'est évanouie ! La ménopause.
Et vous, qui êtes-vous ?
Comment qui je suis ?
Je suis Goliatha, la majordome de ce théâtre !
C'est un théâtre ici, Monsieur !
Comment ça, ce n'est pas un théâtre ?
C'est à moi que vous dites ça ? Il y a le public devant moi !
Ce n'est pas un théâtre ?
Vous êtes sûr ?
Vous me faites marcher !
Répétez ça que je vous casse !
(Elle casse le téléphone)
Si ce n'est pas un théâtre ici !
Où sont les sels de ma petite patronne ?
Le frigo ? Si je l'ouvrais ?
Y a-t-il quelqu'un à l'intérieur ? “