(...)
Ici,
Au travers de moi
Je vois l'immensité des larmes
Accumulées dans mes pieds,
Puits qui me relient à la terre
Où j'entends les plaintes
Des plaines ombragées de mon enfance.
Là,
Nous étions deux
À glisser d'herbe en herbe
Heureux de nous battre !
Heureux de nous aimer !
Le temps ne valait rien
Tant il pesait lourd
Et comme des chiots
Nous l'enfouissions partout
Pour le perdre aussitôt.
(...)