C’est, en conclusion provisoire de la Tragedia Endogonidia, une histoire d’enfance et de terre natale, de petit garçon à qui l’on vient dire bonsoir et qui rêve
d’avion ; l’histoire originelle du crime paternel, au détour du chemin que l’enfant emprunte sans y être invité…
C.#11 est construit comme un polar, baigné dans une iconographie cinématographique très années 40. La structure narrative est semblable au processus du cerveau en état de
rêve : on rencontre des personnages, on évoque des noms, un cheval apparaît sur scène, on est transporté par la sublime musique d’Arvo Pärt et de Benjamin Britten, tout y est
très
suspendu. Un peu comme si l’on était projeté tout d’un coup au beau milieu d’un rêve, où les tenants et les aboutissants nous échappent. Le spectateur est invité à déambuler, au
sens propre comme au figuré, dans les forêts de l’imagination et les bois de la réalité.