Conçu comme un oratorio, ce spectacle mêle des voix qui, de Sénèque à Bond, en passant par Alexievitch et Hatzfeld, nous donnent à entendre des histoires d’assiégées, femmes et
villes prises dans le quotidien de la guerre. Création de la Compagnie du Matamore, «Assiégées» se veut le versant contemporain de «Andromaque», créée cette saison par
l’équipe de Serge Lipszyc. "Je sais aussi, désormais, qu'un homme peut devenir d'une méchanceté inouïe très soudainement. Je ne crois pas ceux qui disent qu'on a touché le pire
de l'atrocité pour la dernière fois." La phrase est de Jeannette Ayinkamiye, cultivatrice et couturière, citée par le grand reporter Jean Hatzfeld dans son livre " Dans le nu de
la vie". «Assiégées», ce sont des voix. Des voix qui de Troie à Grozny, Vukovar, Kaboul, Nyamata ou Sarajevo se répondent et témoignent de l’humanité. Une histoire sans
fin.
Un voyage dans le néant pour dire et redire le monde.
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