Sophie Avon Vers une géométrie sentimentale / Opus I : Le Carré
mise en scène de Jean-Luc Ollivier

Présentation :



Une mise en équation des univers de la danse, du théâtre et de la poésie

Étrange destination ou pari improbable, ce premier opus se présente comme un combat en douceur entre la froide minéralité d’un angle droit et la beauté d’un corps en mouvement, la chaleur d’une voix ou l’intimité d’une confidence.
Cette réflexion sur l’esthétique évolue aux frontières des arts plastiques, de la danse et du théâtre. Dans un univers en mouvement rythmé par de courtes séquences (le temps d’une chanson), une comédienne et une danseuse invitent les spectateurs à un jeu de regards croisés. De là surgissent la poésie d’un geste, la surprise d’un point de vue inattendu, la sensualité d’une phrase…
Théâtralité et chorégraphie élaborent un mouvement d’où naît le choc esthétique, l’émotion brute, ce sentiment qui vous prend mais que l’on arrive pas à nommer.

Vers une géométrie sentimentale s’inscrit dans un projet de recherche théâtrale. Il s’agit d’expérimenter, sous le regard des spectateurs, les rapports du corps et de l’espace en travaillant sur les frontières séparant arts plastiques, danse et théâtre.

Cette réflexion esthétique pose la géométrie comme une contrainte qui devient le cadre initiateur de la recherche des émotions. Dans une scénographie en mouvement, de petites séquences de 2 à 3 minutes mettent en scène une comédienne (Monique Garcia) et une danseuse (Muriel Barra) qui donnent corps à une poésie visuelle étrange et drôle à la fois, ponctuée de fragments de textes, sur des musiques de Cocciante, Brahms, Gian-Maria Testa.

Vers une géométrie sentimentale est aussi un pont entre deux cultures théâtrales. En 1999, à l’occasion du spectacle La femme comme champ de bataille, la compagnie TAC ! se rapprochait du collectif « Aquitaine Bosnie » oeuvrant pour la reconstruction de ce pays dévasté par la guerre. Mais elle faisait surtout une rencontre en la personne de Nebosja Veljovic, comédien issu du Théâtre de Guerre de Sarajevo et exilé à Bordeaux. Durant la guerre, le Théâtre de Guerre de Sarajevo devint un symbole d’espoir pour toute une partie de la population serbo-croate, luttant envers et contre tout pour perpétuer la diffusion des pratiques artistiques en dépit des combats.

Vers une géométrie sentimentale
a été conçu par Jean-Luc Ollivier dans le cadre des festivités marquant les 10 ans du Théâtre de Guerre de Sarajevo, dont la Compagnie Tac ! était l’invitée d’honneur, en Mai 2002. Elle pérennise un échange initié par la représentation de la pièce Ay Carmela par le Théâtre de Guerre en Octobre 2001 au Glob-Théâtre. Fort de ce partenariat, la compagnie TAC ! souhaite développer ce riche échange culturel et artistique au-delà des limites du théâtre.

Jean-Luc Ollivier prépare une nouvelle création pour la fin 2003, avec une distribution franco-bosniaque.











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