Odile Darbelley et Michel Jacquelin Les tortues dorment toutes nues dans leur carapace
Le Grand Feuilleton, épisode 1
mise en scène des auteurs

Présentation :




Dans l’Église des Célestins transformée en une sorte de Factory à la Warhol, commence le Grand Feuilleton, récit des tribulations du groupe Albert Pophtegme. À l’ouverture des portes, le spectateur découvre l’univers du groupe au travail et la manière dont il a investi le lieu. À côté, entre l’église et le cloître, on joue le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare dont parviennent des retours vidéo, des bribes de musique ou des éclats de voix. Le groupe Albert Pophtegme squatte ce hors-champ du théâtre pour réaliser l’œuvre d’un artiste contemporain- content-pour-tous, une installation éphémère, dont le principe est “qu’on peut tourner autour”. Ce premier épisode respecte la forme du feuilleton : résumé de l’action, personnages récurrents, suspens. Dans cette aventure, qui se poursuivra à l’automne dans d’autres lieux, nos acteurs de l’art contemporain produisent une œuvre tout en montrant le chemin qui y mène et mettent à nu leur projet sous le regard ironique des autres. Conférenciers loufoques, savants illuminés, artistes dérisoires et grandioses, les bouffons déjantés qu’inventent Odile Darbelley et Michel Jacquelin réveillent la drôlerie d’une création contemporaine et interactive. Déjà présents au Festival en 2001 avec Un lièvre qui a des ailes est un autre animal regroupant plusieurs installations-performances dans l’Église des Célestins, ils explorent un rapport constructif au public, torturent et triturent le bien-fondé de la gravité de toute création artistique.











© 2001 "Théâtre-contemporain.net".
Tous droits réservés.