Très tôt j'ai remarqué dans la littérature cette voix qui était là mais qui, paradoxalement, ne disait rien elle-même. Ce qui est étrange, c'est que, de la bonne littérature écrite, montait une voix qui n'était pas orale, qui ne disait rien de précis, qui était là, seulement, comme quelque chose que l'on pouvait entendre, comme une parole sans paroles qui venait de loin.
Et alors, ce qui m'a frappé, c'est que cette voix était précisément liée à l'écriture. Et c'est pourquoi je l'appelle la voix de l'écriture.
Pour moi, l'art fut donc lié à cette voix presque inhumaine...